Une nouvelle plainte a été déposée ce jeudi à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) contre Jérôme Barella, le principal suspect dans la tragique affaire de la mort de Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue dans le Gers. Selon les informations obtenues par France Télévisions, les faits de viol évoqués dans cette plainte remontent à l'année 2023.
La plaignante, qui affirme avoir identifié son agresseur sur des photos publiées dans la presse, relate que ces événements se seraient produits lors d'une soirée pyjama. Cette nouvelle plainte s'ajoute à une série d'accusations précédentes à l'encontre de Barella, qui n’a pas encore été placé en garde à vue malgré des allégations déjà existantes contre lui, soulevant des questions importantes quant à la gestion de cette affaire par les autorités.
L'indignation face à la lenteur de la procédure judiciaire a été exprimée par de nombreux observateurs. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a lui-même qualifié la situation d '"immense échec", dénonçant les dysfonctionnements de la justice qui entourent l’affaire Lyhanna. "Je suis furieux de cette situation", a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d'améliorer les systèmes de réactivité et d'efficacité des enquêtes, notamment en matière de protection des plus vulnérables.
Les réactions du public et de la communauté sont déjà vives. Les victimes de violences sexuelles et leurs défenseurs ont exprimé leur inquiétude face à une possible impunité des agresseurs. Plusieurs experts en droit pénal soulignent la gravité de l'affaire et l'urgence d'une réponse appropriée de la part des institutions judiciaires. Alors que le pays est encore sous le choc de ce drame, les yeux sont désormais tournés vers les conséquences de cette nouvelle plainte et la façon dont elle sera traitée par la justice.







