La jeunesse nantaise est de nouveau frappée par la brutalité des narcotrafiquants. Deux individus ont récemment été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur la séquestration et les violences infligées à un adolescent de 16 ans, survenue fin mai à Nantes, révélée vendredi par le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet.
Le 25 mai, aux alentours de 2 heures du matin, un mineur originaire d'Angers, en fugue, a été blessé d'une balle au mollet, dans une rue tristement célèbre pour son activité de deal. Frédéric Teillet a précisé que cette agression était marquée par des rivalités liées au narcotrafic.
Séquestration sous menace
Initialement, les investigations ont révélé que la victime avait été séquestrée « sous la menace d’une arme » dès la veille. Pendant sa détention, il a subi des actes dégradants, y compris des violences physiques et des humiliations.
L'enquête, dirigée par le service interdépartemental de police judiciaire, a permis d'identifier deux suspects, âgés de 19 et 22 ans, de nationalité française, l'un d'eux possédant des origines algériennes, et déjà impliqués dans des affaires criminelles.
Alors qu'initialement un seul suspect avait été interpellé, le procureur a confirmé qu'ils étaient tous deux désormais en garde à vue. L'un a été arrêté dans un bois à Nantes, tandis que le second a été extrait d’une maison d’arrêt.
Une série de violences alarmante
Le magistrat a annoncé l'éventualité de l'ouverture d'une information judiciaire samedi, évoquant la présentation des suspects pour plusieurs chefs d'accusation, parmi lesquels la participation à une association de malfaiteurs en lien avec des crimes de séquestration et de torture.
Depuis la fin du mois d'avril, Nantes a été le théâtre d'une escalade de violences liées au trafic de drogue, faisant quatre morts, dont un adolescent de seulement 14 ans. Des experts du domaine soulignent l'urgence d'une réponse globale face à cette violence endémique : « La situation nécessite une action concertée entre les autorités locales et nationales pour restaurer la sécurité », préconise un responsable de l'Observatoire des violences urbaines.







