Dans le contexte tragique de la disparition de Lyhanna, une enquête a été ouverte pour examiner les dysfonctionnements notables liés aux plaintes déposées contre le principal suspect, Jérôme B. Ce dernier n'avait pourtant jamais été inquiété par la justice, malgré de nombreux signalements. Le président Emmanuel Macron a signalé des « dysfonctionnements accablants et inacceptables », tandis que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a insisté sur l'urgence de la situation, qualifiant ces failles de « inacceptables ».
Un évènement tragique tel que celui-ci fait écho à des affaires antérieures ayant déjà mis en question le fonctionnement de notre système judiciaire. Prenons l'exemple de Michel Fourniret, tueur en série dont les atrocités pendant près de 25 ans ont été en partie facilitées par une communication défaillante entre police et gendarmerie. Suite à cette affaire, la création du fichier national TAJ, destiné à centraliser les informations judiciaires, a été instaurée en 2013, transformant le paysage de la justice en France.
De même, l'affaire Francis Evrard, voleur en série et récidiviste, a conduit à l'implémentation de la rétention de sûreté. En 2007, après avoir enlevé un enfant, cette problématique a conduit le gouvernement à envisager des mesures pour protéger les enfants contre des individus jugés dangereux.
Plus récemment, l'affaire Chahinez Daoud, victime de féminicide, a également suscité une mobilisation politique pour renforcer la protection des femmes victimes de violences. Les manquements soulignés dans le rapport d'enquête sur l'affaire Chahinez sont alarmants et s'harmonisent avec le sentiment d'impunité qui semble régner pour certains criminels.
Quant à la question du consentement des mineurs, l'affaire Sarah a brusquement ouvert la voie à une réforme significative sur l'âge de consentement, réajusté à 15 ans en 2021. Le président Macron a souligné la nécessité d'assurer une protection cohérente à tous les mineurs.
Dans un monde où les dysfonctionnements judiciaires continuent d'accaparer l'attention du public, la désillusion grandissante des victimes face à un système sensé garantir leur protection est préoccupante. Les réformes doivent s'accélérer et le cadre légal se renforcer, afin d'éviter d'autres tragédies comme celle de Lyhanna.







