À Nantes, la recrudescence des fusillades mortelles alimente la crainte des résidents, alors que la violence liée au narcotrafic s'est intensifiée dans le nord-est de la ville. Après quatre homicides en un peu plus d’un mois, les habitants vivent dans un climat de peur et d’insécurité, dénonçant des moyens policiers jugés insuffisants.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Les témoins se remémorent avec effroi le drame du 4 juin, lorsqu’un jeune homme de 18 ans a été traqué par deux hommes à moto, selon des informations de France 3 Bretagne. Ce dernier a été touché par balle à plusieurs reprises et a succombé après avoir été froidement abattu. Un voisin se rappelle : "Ils étaient cagoulés et armés, cela m’a vraiment choqué".
Une série noire qui s’installe dans le nord-est de Nantes
Il s'agit du quatrième meurtre dans des conditions inquiétantes en un mois dans ce secteur. Les faits débutent le 28 avril, suivis de deux autres homicides en mai, incluant la mort tragique d’un adolescent de 15 ans, qui montre l’ampleur du phénomène. Les habitants, légitimement terrifiés, s'interrogent sur leur sécurité. Un résident de longue date confie : "C'est la première fois que je pense à rentrer dans mon pays d'origine face à une telle insécurité". Un autre va plus loin : "La peur de devoir fuir est insupportable, cela signifierait abandonner notre quartier au narcotrafic".
Face à ces tragédies, la police a réalisé quelques avancées, avec une récente interpellation et la saisie d’un pistolet mitrailleur de 9 millimètres, un indice inquiétant qui soulève la question des ressources disponibles. Thierry Audouin, représentant d'Alternative police CFDT Loire-Atlantique, souligne : "Les résultats sont là, mais avec des effectifs en chute libre. Nous avons perdu près de 110 policiers en moins de deux ans dans la région".
D'après le procureur de Nantes, la dernière victime était déjà bien connue des services de police. La situation actuelle soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité publique et la lutte contre le narcotrafic dans la métropole nantaise.







