Le procès des présumés meurtriers d'Alicia Faye, dont la mort avait lié son sort tragique à un trafic de cocaïne entre la Gironde et la Guyane, a débuté lundi 1er juin. Le principal tribunal est en effet marqué par l'absence du principal accusé, libéré pour vice de procédure et toujours introuvable.
La première journée a été principalement consacrée à la présentation des éléments de l'enquête. Les jurés ont pu découvrir des images marquantes, dont celle du corps d'Alicia, allongé sur le ventre près d’un mouchoir et d’un sandwich à moitié mangé.
À l’âge de 25 ans et en proie à des difficultés financières, Alicia transportait 25 000 euros destinés à un fournisseur local lorsque son destin a basculé dans la mort horrible, le 13 mars 2021, moins de deux jours après son arrivée à Cayenne.
Un procès de cinq jours
L'autopsie a montré que la victime avait été touchée par une balle, entrée par l'arrière du crâne et ressortie à l'avant. Les trois accusés sont poursuivis pour meurtre, complicité et vol aggravé des biens personnels de la jeune femme, dans le cadre d'un procès qui devrait durer cinq jours.
Dane Langhorne, le dernier à avoir vu Alicia vivante, a été libéré le 16 octobre 2024 pour vice de procédure, mais il n'a pas respecté son contrôle judiciaire, ce qui a mené à la délivrance d'un mandat d'arrêt international à son encontre.
Comme l'explique l'avocate de la famille Faye, Me Beulque, « la famille n'a pas de rancœur, mais cherche la vérité. » Dans ce dossier, près de 80% des témoignages sont considérés comme suspects. Ainsi, l’audition de la mère du fugitif, anglophone, a été difficile, avec de nombreuses incohérences pointées par la présidente du tribunal.
Situation tendue dans le box des accusés
Considéré comme le leader du réseau impliqué, Flaviano Makkai avait également été libéré pour vice de procédure en octobre 2024. En fuite, il a été arrêté en France métropolitaine à l'automne 2025.
Présent dans le box, un autre accusé, tatoué et aux dreadlocks longues, comparait pour complicité de meurtre en récidive après une condamnation de 10 ans liée au volet stupéfiant de l'affaire. Son avocat, Me Alexandre Thiriez, maintient que son client n’a jamais changé de version des faits depuis l'instruction, arguant d'un manque de preuves solides. La troisième accusée, la compagne de Dane L., comparaît quant à elle libre.







