Un incendie dévastateur survenu le lundi 11 mai, à Décines-Charpieu, dans la métropole lyonnaise, a provoqué la mort de trois individus et blessé quatorze autres. Les premières investigations penchent vers une origine criminelle, en rapport avec la guerre des gangs qui s'intensifie notamment autour des trafics de drogue.
Le syndicat Alliance Police Nationale a qualifié la situation de « point de rupture ». Ce sinistre s'est déclenché dans un immeuble de sept étages, rue Sully. Selon les informations révélées par Le Progrès, un bilan tragique fait état d'une victime carbonisée, d'une autre succombant à des inhalations de fumée, et d'une dernière dès lors tombée du sixième étage dans une tentative d'évasion.
Ce qui choque le plus, c'est la possibilité d'un lien avec des règlements de compte dans le milieu des trafiquants. Une source policière, citée par Valeurs Actuelles, évoque que « la piste de règlements de compte entre trafiquants est à l'étude ». Un conseiller municipal d'une commune alentour, également touchée par ces incidents, déclare que « ce mode opératoire est caractéristique des gangs du Sud de la France, qui frappent quand la police termine ses rondes du matin ».
Une guerre entre gangs dans un quartier stratégique
Le secteur du Prainet est devenu le cadre de luttes acharnées entre trafiquants, à proximité du Groupama Stadium et de la LDLC Arena, lieux prisés pour les événements sportifs et culturels. Face à cette escalade de violence, la municipalité a instauré un couvre-feu pour les mineurs dès 22 heures. Des renforts de la CRS83 sont également attendus.
Rappelons qu'un incident similaire s'est produit le 24 avril dernier, lorsque des tirs ont été tirés dans la même rue, touchant plusieurs véhicules et blessant une mère de famille. La maire de Décines-Charpieu, Laurence Fautra, avait alors tiré la sonnette d'alarme, plaidant pour plus de présence policière, notamment celle de la Brigade spécialisée de terrain (BST). Elle a déclaré : « Nous tenons bon, mais il nous faut des solutions durables ».
Au lendemain de l'incendie, le procureur de la République, Thierry Dran, a officialisé l'ouverture d'une enquête pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort, homicide volontaire en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs ». Il est à noter que les jours des quatorze blessés ne seraient pas en danger.







