Les fouilles autour de la disparition de Khadidja Bengrine, survenue en 2004 dans le Finistère, reprennent. Philippe Chalony, le compagnon de la jeune femme à l'époque, demeure le principal suspect, d'après les informations partagées par le parquet de Nanterre et relayées par Télégramme.
Âgée de 21 ans à l'époque, Khadidja Bengrine a été vue pour la dernière fois durant l'été 2004, alors qu'elle vivait avec Chalony à Quimperlé. Depuis, son silence radio a soulevé de nombreuses inquiétudes. L'enquête initialement ouverte par le parquet de Quimper avait été classée sans suite en 2013, mais a connu un renouveau en juillet 2022 avec l'ouverture d'une enquête préliminaire par le pôle des crimes non élucidés (PCSNE) à Nanterre.
Philippe Chalony a été placé en garde à vue en juin 2023 puis mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Ancien membre de la Légion étrangère, il purge actuellement une peine de douze ans pour agressions sexuelles dans une affaire distincte, comme l'indique le parquet de Nanterre.
Lors de son procès, Chalony aurait déclaré que Khadidja avait tout simplement disparu sans explication. En réponse aux multiples questions qui persistent sur cette affaire, la cellule Cold cases de Nanterre a récemment ordonné des investigations supplémentaires, dans l'espoir de faire la lumière sur cette affaire tragique qui reste marquée par le mystère et l'incertitude.
Les témoignages de proches et d’experts en criminologie suggèrent que de nouvelles technologies pourraient bientôt permettre d’obtenir des résultats dans ce type d’enquête. Jean-Hugues Lovel, criminologue, déclare : "Les avancées technologiques en matière d’analyse des preuves matérielles pourraient offrir des perspectives jusqu'alors inexplorées dans ce genre de dossiers."
Alors que l'affaire de Khadidja continue de hanter la région, les efforts conjugués des enquêteurs et des familles de disparus soulignent l'importance de ne jamais oublier ceux qui ont disparu sans trace.







