Khadidja Bengrine, jeune femme de 21 ans, a disparu durant l'été 2004 dans le Finistère. À la suite de la relance de son dossier par le pôle dédié aux cold cases, de nouvelles fouilles vont être effectuées, a annoncé le parquet de Nanterre à l’AFP ce lundi, confirmant une information du Télégramme.
À l'époque de sa disparition, Khadidja vivait avec son compagnon à Quimperlé. Malgré une enquête ouverte à l’issue de sa disparition, celle-ci avait été classée sans suite en juillet 2013. Toutefois, neuf ans plus tard, le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre a décidé de réexaminer le dossier et a ouvert une enquête préliminaire.
Le suspect déjà sous les verrous
En juillet 2022, Philippe Chalony, l’ancien compagnon de Khadidja, a été interpellé. Accusé d’enlèvement et de séquestration suivie de mort, il a été mis en examen suite à des fouilles infructueuses dans l’ancien logement où ils vivaient. Chalony, qui a une condamnation à purger pour des agressions sexuelles dans un autre récit judiciaire, continue de clamer que Khadidja a disparu sans explication.
Le pôle cold cases de Nanterre, qui a récemment pris des mesures d’investigation supplémentaires, a confirmé que la Division des affaires non élucidées (Diane) de la gendarmerie nationale conduira les nouvelles fouilles. Ces opérations visent à faire toute la lumière sur cette affaire attentionnée, près de deux décennies après le drame, permettant ainsi d'espérer de nouveaux indices.
Des experts s'accordent à dire que la réouverture de ce dossier pourrait apporter des réponses tant attendues aux proches de Khadidja. La détermination des enquêteurs à résoudre cette énigme rappelle l'importance de ne jamais abandonner face aux mystères non élucidés, comme le souligne une source proche de l'enquête.







