Roland Blaudy, condamné à une peine de 30 ans pour viols, sera libéré ce mardi 12 mai à 73 ans. Sa résidence à Rennes, où l'une de ses victimes habite, suscite interrogations. Le procureur de la République de Caen aborde ce sujet délicat.
La question se pose : un individu condamné peut-il revenir vivre près de sa victime ? C'est le cas de Roland Blaudy, récemment libéré après avoir purgé sa condamnation. Âgé de 73 ans et ayant passé 18 ans en prison, cette situation terrible soulève des inquiétudes pour la victime.
Le procureur, Joël Garrigue, admet que l'annonce de la libération a eu un effet retentissant et légitime des questions sur la sécurité des victimes.»
Neuf ans de réduction de peine
Incarcéré depuis le 13 avril 2005, Roland Blaudy a déjà purgé une longue peine, interrompue par plusieurs réductions. Cependant, le mélange des peines prononcéespar la cour d'assises a permis sa libération anticipée.
Alors que son temps de réclusion devait initialement être de 30 ans, des réductions de peine lui ont permis de sortir plus tôt que prévu, affichant à la fois une victoire et un défi pour la justice.
Un bracelet GPS
À sa sortie, il devra respecter certaines conditions, telles qu'un suivi socio-judiciaire et l'assignation à résidence, toutes deux nécessaires pour gérer les inquiétudes autour de la récidive. Le port d'un bracelet GPS pendant deux ans est également imposé pour surveiller ses déplacements.
« Tous les dispositifs mobilisables »
Le procureur rassure, affirmant que toutes les mesures pour surveiller Blaudy ont été mises en place. Cependant, cela n'atténue pas les angoisses de la victime, qui a été prévenue de la situation concernant son agresseur.
« Comment la justice peut-elle me traiter comme cela ? »
Karine Jambu, la victime, exprime sa profonde détresse face à cette décision judiciaire. Elle déclare : « C'est un poids énorme. Comment la justice peut-elle me traiter ainsi ? ».
Laurence Jambu, sa tante, ne peut cacher sa colère face à la décision et la proximité qui existe entre le violeur et sa victime. Cette situation interpelle et remet en question les processus judiciaires, exigeant une réflexion sur la protection des victimes dans de telles circonstances.







