Un élève de 14 ans du lycée Cantau à Anglet a été placé en garde à vue le 27 avril, suite à quatre fausses alertes à la bombe qui ont perturbé son établissement entre le 20 et le 27 avril. La procureure de la République à Bayonne, Mariel Garrigos, a précisé que ces alertes ont été accompagnées de courriels menaçants évoquant des bombes. Lundi 27, le collège Albert-Camus a également reçu une alerte similaire, intensifiant les inquiétudes concernant ces actes malveillants, rapportent nos confrères de France Bleu.
Les investigations menées par le commissariat de Bayonne, suite à la multiplication des menaces, ont permis d'identifier un autre jeune de 12 ans, originaire de Bretagne, qui aurait agi sous les ordres du mineur de 14 ans. « Cela soulève des questions inquiétantes sur l’influence qu’un adolescent peut avoir sur un autre », explique le sociologue Jean-Michel Blanquer.
Des actions sécuritaires renforcées
Les établissements ont été évacués à plusieurs reprises, engageant des procédures de sécurité compliquées. La procureure a mentionné que des communications ont été réalisées via des réseaux sociaux et que des lignes téléphoniques étaient sous surveillance. Une perquisition au domicile du suspect a permis de saisir un smartphone et des disques durs. L’adolescent a admis qu’il voulait faire fermer le lycée, ajoutant un aspect préoccupant à cette affaire qui pourrait avoir des répercussions graves.
Le parquet de Bayonne déterminera les suites de cette affaire dans les jours à venir, alors que les experts appellent à la vigilance sur les comportements jeunes en matière de communication sur les réseaux. Une telle escalade de fausses alertes pourrait avoir des conséquences durables sur la sécurité scolaire dans la région, souligne Le Monde.







