Alors qu’un centre de formation en Charente a été placé sous haute surveillance la semaine dernière à la suite d’une fausse alerte, les gendarmes ont interpellé un jeune de 15 ans près de Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône. L'information a été confirmée par le parquet d’Angoulême, qui a détaillé le déroulement de l'événement.
Ce canular avait provoqué l'évacuation de 585 personnes et une mobilisation considérable des forces de secours, y compris du Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). Le procureur de la République, Benoît Bernard, a précisé que le mineur résidait à Porte-des-Pierres-Dorées et a été identifié grâce à des enquêtes approfondies menées par la brigade de recherches de Cognac.
Il lui est reproché d'avoir diffusé de fausses informations dans le but de provoquer l’intervention des secours, un acte passible de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 euros, conformément à l'article 322-14 du Code pénal. L'interpellation s'est déroulée à son domicile le 28 avril, où il a été placé en garde à vue.
Le jeune homme aurait, selon les éléments de l’enquête, appelé les gendarmes à plusieurs reprises le 21 avril, prétendant être armé et retranché dans les toilettes du CFA. L’alerte avait suscité une mobilisation de gendarmes locaux et du GIGN, qui ont finalement constaté qu'il ne s'agissait que d'un canular. Benoît Bernard souligne l'impact de cet acte sur l'ordre public, qui a été durablement perturbé.
À présent, le tribunal pour enfants compétent est celui de Villefranche-sur-Saône, où des actions judiciaires supplémentaires devraient être engagées. Ce délit, qui nuit gravement aux institutions et à la sécurité publique, appelle à une réflexion sur le comportement des jeunes face aux conséquences de leurs actes.







