Nicolas Sarkozy face à ses anciens alliés : un retour au tribunal décisif

L'ancien président répond aux révélations de Claude Guéant dans un procès très médiatisé.
Nicolas Sarkozy face à ses anciens alliés : un retour au tribunal décisif
Nicolas Sarkozy, ici au Palais de justice de Paris, le 7 avril 2026. AFP / Thomas SAMSON

Revenant au banc des accusés ce mercredi 29 avril, l'ancien président français Nicolas Sarkozy doit se défendre des affirmations de son ancien collaborateur Claude Guéant. Ce dernier évoque avoir suivi « ses instructions », tandis que Sarkozy, déjà condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, conteste vigoureusement ces accusations.

Claude Guéant, 81 ans, absent en raison de problèmes de santé, a cependant transmis des attestations pour contredire les insinuations de Sarkozy, qui suggère un enrichissement personnel de la part de son ancien bras droit. Guéant, au cœur des manœuvres politiques de Sarkozy, insiste avoir toujours agi sous sa direction.

Ce procès, qui doit s'achever fin mai avec un verdict attendue en novembre, met en jeu non seulement l'honneur de Sarkozy, mais également sa liberté, lui qui a déjà purgé 20 jours de détention. À l'origine, il a été reconnu coupable d'avoir permis à Guéant et à son proche Brice Hortefeux d'explorer des financements occultes en provenance de Libye, chose que les trois individus nient.

Une réunion en Libye en 2005

L'une des questions clés de ce procès est la réunion en Libye de 2005, lors de laquelle les autorités libyennes auraient exigé des contreparties diplomatiques et économiques pour leur soutien. Parmi eux, la situation du beau-frère de Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, convaincu d'attentats en France. Des témoignages accuseraient Sarkozy d'avoir abordé ce sujet lors d'un dîner officiel à Tripoli en 2007.

Guéant, qui a lui-même été condamné à six ans de prison pour diverses infractions, accuse Sarkozy d'être au courant de la réunion en Libye, bien que Sarkozy insiste n'en avoir jamais eu connaissance. Les détails sont devenus flous, et Guéant a même révélé des communications avec Thierry Herzog, l'avocat de Sarkozy, à ce sujet.

« Pacte de corruption »

Les échanges secrets entre Guéant et Senoussi s'intensifient, et Guéant affirme que ces rencontres ont semé les bases d'un potentiel « pacte de corruption ». Les procureurs sont convaincus que ces discussions précédaient de voyages officiels de Sarkozy, alors qu'il occupait le poste de ministre de l'Intérieur.

En outre, Guéant révèle que Sarkozy était « certainement au courant » de ses missions en Libye entre 2008 et 2010. Néanmoins, Sarkozy rétorque que rien de concret n'a été promis à Senoussi et qu'aucune avance n’a été faite en son nom, soulignant qu’il avait agi avec prudence, afin de ne pas nuire aux relations franco-libyennes.

Lire aussi

Nicolas Sarkozy face à ses anciens alliés : un retour au tribunal décisif
Nicolas Sarkozy se présente au tribunal pour contester les accusations de financement libyen de 2007, suite aux révélations de Claude Guéant. Un procès crucial pour son honneur et sa liberté.
08h03
alertes au CFA de Charente : un mineur en garde à vue après un canular
Découvrez comment un canular a bouleversé un CFA en Charente, entraînant l'arrestation d'un mineur.
02h33
Un braquage sous menace de couteau secoue La Teste-de-Buch
Un braquage sous la menace d'un couteau a eu lieu à La Teste-de-Buch. Les forces de l'ordre sont à la recherche de l'auteur.
00h39
Violence en prison : une surveillante agressée à Rennes et des stupéfiants saisis
Découvrez les détails d'une grave agression à Rennes et les tensions croissantes dans les prisons françaises.
28 avril
Un cambriolage spectaculaire : 300 000 euros de cartes Pokémon dérobés à un collectionneur
Myke Petel, collectionneur à Périgueux, a été victime d'un home-jacking, perdant 300 000 euros en cartes Pokémon. Une enquête est en cours.
28 avril
Un incendie maîtrisé ravage un centre de tri en Sologne : les pompiers en vigilance
Un incendie a touché un centre de tri à Mur-de-Sologne. Les pompiers maintiennent une surveillance renforcée. Pas de blessés signalés et tests en cours pour évaluer la toxicité.
28 avril