Le député RN Michaël Taverne aurait prétendument continué à percevoir son salaire de policier tout en touchant ses indemnités d’élu, une pratique qui enfreint la loi. Une enquête a été ouverte à son encontre depuis juin 2025.
Michaël Taverne, représentant du Rassemblement National dans la 12e circonscription du Nord, se retrouve au cœur d’une controverse après qu'il aurait continué à bénéficier de son salaire de policier parallèlement à ses indemnités d’élu, selon les révélations de Le Canard Enchaîné le 21 avril 2026. Depuis le 4 juin 2025, une enquête du Parquet national financier a été initiée à son encontre. En réponse, le député affirme avoir été victime d'une confusion administrative.
63.462 euros indûment perçus
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATPV) a signalé les faits au Parquet national financier, évoquant des soupçons de concussion, une infraction stipulée lorsque qu'un fonctionnaire perçoit une somme qu'il sait ne pas être due. Taverne maintient qu'il a fait les démarches nécessaires auprès du ministère de l’Intérieur dès 2022 pour être mis en disponibilité, comme l'exige le Code électoral, afin de ne plus recevoir son ancien salaire.
Selon le député, un document ministériel daté de septembre 2022 le mentionne comme « en détachement », le plaçant ainsi dans une situation d'ambiguïté qui lui a permis de percevoir jusqu'à 63.462 euros indus durant cette période tout en continuant de recevoir ses indemnités parlementaires.
Près de 7.000 euros saisis sur son assurance-vie
Concernant son manque d’action face à cette situation, Michaël Taverne a expliqué qu'il pensait que la situation se régulariserait d'elle-même. Il a néanmoins alerté l'administration en 2022 et 2023, mais dit ne pas avoir eu de retour satisfaisant. Pour résoudre le problème, il aurait même demandé l'aide de Bruno Retailleau, espérant la modification de son statut de détachement en un véritable congé de disponibilité.
Alors que l’enquête touche à sa fin, les autorités judiciaires ont déjà pris la décision de saisir près de 7.000 euros venant de son assurance-vie et de retenir 2.000 euros sur ses indemnités mensuelles, rapportent Le Canard Enchaîné. Malgré ces complications, Taverne a fait appel de ces saisies et a engagé des procédures auprès du tribunal administratif pour faire valoir ses droits, tout en s’engageant à rembourser les sommes perçues indûment.







