Alors que le marché de l'emploi en Bretagne connaît des ajustements, la directrice de la Mission locale de Brest, Christelle Kerdraon, affirme que de plus en plus de mineurs franchissent les portes de sa structure. Ce constat fait écho à une tendance observée depuis la pandémie de Covid-19, marquée par des taux de décrochage scolaire préoccupants.
Selon l'analyse menée par France Travail, les jeunes sont désormais soumis à une obligation de formation, qu'il s'agisse de scolarité ou d'emploi. Les missions locales, en partenariat avec le Centre d'information et d'orientation (CIO), jouent un rôle crucial pour accompagner ces jeunes dans leur réinsertion professionnelle et éviter qu'ils ne se retrouvent en rupture de parcours.
« Lorsqu'ils se présentent à la Mission locale, leur première demande concerne souvent des postes dans le secteur de la vente », déclare Kerdraon. Elle précise que les métiers les plus recherchés incluent ceux de la grande distribution, du nettoyage, de la manutention et de l’aide à la personne. De plus, des formations telles que le BAFA sont également recommandées pour ceux qui souhaitent travailler comme animateurs en centres de loisirs.
Malgré ces choix, des secteurs comme le bâtiment et l'agriculture peinent à attirer cette jeunesse. Ce phénomène s'explique en partie par l'absence de permis de conduire chez 80% des jeunes, rendant difficile l'accès aux chantiers ou aux exploitations agricoles. Comme le souligne un article du Journal ICI, les besoins des recruteurs demeurent insatisfaits, illustrant une dissonance entre l’offre et la demande sur le marché de l'emploi breton.







