Alors que l'échéance fixée par Donald Trump pour des actions contre l'Iran approche, les pays du Golfe intensifient leurs mesures de sécurité. Dans la nuit de mardi à mercredi, le Koweït a exhorté ses citoyens à se confiner chez eux, tandis que le principal port de Bahreïn a annoncé la suspension de ses activités.
L'ultimatum, qui doit arriver à son terme le 7 avril à 20 heures (heure de Washington, 2 heures à Paris), n'est pas sans tension. Le président américain a menacé de répondre par des frappes massives si la situation dans le détroit d'Ormuz ne s'améliore pas, déclarant qu'"une civilisation entière va mourir ce soir".
Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur du Koweït a recommandé aux habitants de ne sortir qu'en cas d'absolue nécessité durant la nuit, soulignant l'importance de la sécurité dans cette période instable. Un communiqué publié sur X a précisé que ces mesures seraient en vigueur de minuit à 6 heures du matin. De plus, le port de Khalifa Bin Salman à Bahreïn sera "temporairement suspendu à partir du début de la journée" de mercredi, selon les dires de l'opérateur APM Terminals Bahreïn.
Du côté américain, les autorités ont conseillé à leurs citoyens de "reconsidérer" leur participation au hajj en Arabie saoudite, évoquant des "risques sécuritaires". Ce conseil a été relayé par un communiqué de l'ambassade des États-Unis à Riyad, mettant en exergue les préoccupations croissantes concernant la situation dans la région.
Les expert·es en géopolitique soulignent que cette montée des tensions pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble du Moyen-Orient. Selon le politologue Jacques Soppelsa, cette situation démontre que "la stabilité de la région est plus que jamais en jeu, avec des conséquences potentielles pour l'économie mondiale". Les observateurs gardent un œil attentif sur l'évolution des événements, alors que les pays concernés s'efforcent de s'organiser face à l'incertitude.







