Heineken a récemment annoncé son intention de supprimer entre 5.000 et 6.000 emplois, une décision prise dans le cadre de ce que le groupe qualifie de "conditions de marché difficiles". Cette restructuration est un moyen pour le brasseur néerlandais d'améliorer sa productivité et de réaliser des économies importantes.
Dans un communiqué, Heineken a précisé que ces suppressions de postes interviendront dans les deux prochaines années. Cette décision fait suite à une contraction notable du marché, avec une baisse de 2,4% des volumes de bière annoncée pour 2025, un recul particulièrement ressenti en Europe et en Amérique. La situation actuelle pousse l’entreprise à réévaluer ses perspectives de croissance, selon les propos de Dolf van den Brink, le directeur général de Heineken.
"Nous restons réalistes et prudents quant à l'avenir à court terme du marché de la bière", a déclaré Dolf van den Brink lors d'un échange avec les médias. Ce dernier a également suscité une surprise en annonçant son départ de l'entreprise, après presque six ans de direction, soulignant qu'il avait dirigé Heineken à travers des turbulences économiques et politiques. Ses sentiments sur son départ sont "mitigés", témoignant des défis considérables qu'il a dû relever.
Pour 2026, Heineken prévoit un bénéfice d'exploitation fluctuant entre 2 et 6%. Le groupe, qui siège à Amsterdam, représente un employeur majeur avec près de 87.000 salariés à travers le monde. L’avenir s’annonce donc complexe pour le brasseur, qui doit naviguer dans un environnement commercial de plus en plus concurrentiel.







