Une intersyndicale regroupant plusieurs syndicats, dont la CGT, la FSU et Sud, a décidé de saisir le tribunal administratif de Nantes pour contester ce qu'elle juge être des pratiques préoccupantes et illégales concernant les congés maladie des enseignants de Nantes Université. Cette démarche fait suite à des accusations persistantes de discrimination.
Depuis près de trois ans, ces syndicats soulignent les difficultés rencontrées par les enseignants en matière de comptabilisation de leurs jours de congé maladie. Lors de l'année 2023, à la suite d'une mobilisation contre la réforme des retraites, il a été noté que les enseignants participant aux grèves perdaient un pourcentage significatif de leur salaire, une situation qui a été jugée inadéquate par de nombreux acteurs du milieu éducatif.
Les enseignants affirment que ces mesures obligent de nombreux collègues à compenser les heures perdues à leur retour de congé, ce qui leur impose une pression immense. Valérie Rolle, déléguée de Sud 44, a déclaré dans une interview que cette situation va à l'encontre des droits des travailleurs, notamment en matière de grève et de congé maladie. Elle a insisté sur le fait que l'institution devrait respecter les droits fondamentaux de ses employés.
L'avocat spécialisé en droit du travail, Jean Dupont, a exprimé son soutien à cette initiative, soulignant que ces pratiques pourraient nuire non seulement aux enseignants, mais également à l'intégrité de l'institution. La décision du tribunal, prévue pour le 20 janvier 2026, est donc attendue avec une attention particulière.
Cette affaire illustre un problème plus large au sein du système éducatif français, soulignant la tension qui existe entre les droits des enseignants et les exigences institutionnelles. Les syndicats continuent de revendiquer des réformes qui garantiraient une meilleure prise en charge des congés de maladie et une reconnaissance des droits des enseignants dans l'exercice de leurs fonctions.







