Lors d'une séance particulièrement attendue à l'Assemblée nationale, les députés ont décidé ce 15 janvier de ne pas rétablir la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Une initiative du gouvernement, qui espérait un rendement de 6,3 milliards d'euros, a donc été éliminée, une découpe financière non négligeable face à des budgets de plus en plus serrés.
Ce rejet prolonge le statu quo établi par le Sénat, qui avait lui-même supprimé cette surtaxe, déjà une mesure controversée. L'absence d'un soutien des groupes Les Républicains (LR) et Renaissance à cet amendement gouvernemental a été particulièrement notable, ces partis ayant clairement exprimé leur opposition à la taxation des grandes entreprises. L'objectif initial du gouvernement était de récupérer jusqu'à 8 milliards d'euros à l'horizon 2025, mais cette nouvelle décision implique que le rendement prévu ne sera plus que de 4 milliards en 2026.
Cette surtaxe devait s'appliquer à environ 400 grandes entreprises, dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros, et aurait constitué une vivacité financière pour les finances publiques françaises, déjà mises à mal par une série de dépenses publiques croissantes.
Des analystes économiques, tels que ceux du Monde, ont averti que cette décision pourrait entraîner une diminution des investissements publics nécessaires pour relancer l'économie. De nombreux experts estiment que le manque à gagner qui en résulte pourrait limiter les marges de manœuvre du gouvernement pour ses futures réformes économiques.
En conséquence, cette non-reconduction de la surtaxe représente un revers inattendu pour le gouvernement, qui cherche des moyens de rationaliser les dépenses publiques tout en soutenant la croissance. La question de la fiscalité des grandes entreprises demeure donc un sujet de débat intense à l'approche des prochaines échéances électorales.







