À peine une semaine après la capture de Nicolas Maduro, celui-ci a déclaré aller "bien" depuis le centre de détention de Brooklyn, à New York. Dans une vidéo relayée par son fils, le président déchu, accusé de trafic de drogue, s'est décrit comme un "combattant". Pendant ce temps, les autorités américaines ont conseillé à leurs ressortissants de quitter le Venezuela sans délai, citant une situation sécuritaire jugée "instable".
Maduro et sa Première dame, Cilia Flores, ont plaidé non-coupable lors de leur audience initiale devant la justice américaine, incarcérés en attendant une prochaine comparution prévue pour le 17 mars. Malgré la détention des deux leaders, environ un millier de sympathisants ont défilé dans le centre de Caracas, réaffirmant leur loyauté en scandant "Maduro et Cilia sont notre famille".
Yusleidys Arroyo, une manifestante à 36 ans, a exprimé sa détermination : "Ici, il y a un peuple qui se bat". Les mobilisations en soutien à Maduro se poursuivent depuis l'opération militaire américaine du 3 janvier, bien que la participation semble diminuer, comme l'ont relevé plusieurs observateurs locaux.
La manifestation s'est également tenue à l'occasion de l'anniversaire de l'investiture de Maduro pour un troisième mandat, contesté par l'opposition. Delcy Rodriguez, récemment nommée présidente par intérim, a pris l'engagement de récupérer Maduro, soulignant la nécessité de rétablir les relations diplomatiques avec les États-Unis. Ce réchauffement des relations pourrait être crucial pour le pays, ruinés par des années de sanctions et d'isolement international.
Le secrétaire d'État américain a, pour sa part, réaffirmé l'urgence de quitter le pays, mettant en avant la présence de "groupes de milices armées" connus sous le nom de colectivos, qui fouillent les véhicules à la recherche de preuves de citoyenneté américaine. Alors que la tension monte, la situation humanitaire demeure préoccupante. Au sein de ce contexte, les figures de l'opposition ont exprimé leur anxiété quant à la libération attendue de centaines de prisonniers politiques, une promesse récemment faite par le gouvernement.
Ce climat d'incertitude a conduit Donald Trump à annuler une opération militaire contre le Venezuela en raison de la "coopération" de Caracas, un geste qui a suscité des réactions mitigées tant au sein de l'administration que du public. Avec des réserves de pétrole parmi les plus vastes au monde, le Venezuela continue d'attirer l'attention des nations étrangères, tout en maintenant son indépendance face aux pressions extérieures.
Alors que l'avenir des deux leaders est incertain, les regards se tournent vers les prochains développements de cette crise politique. Des commissions diplomatiques se sont déplacées récemment à Caracas, signe d'une possible évolution dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela, mais le chemin vers la paix semble encore semé d'embûches.







