Un épisode neigeux inédit a frappé l'Île-de-France ce lundi, entraînant des conditions de circulation chaotiques. Plus de 1.000 km d'embouteillages ont été signalés sur les routes franciliennes, tandis que le trafic de la RATP a été suspendu pour l'ensemble des lignes de bus.
Météo-France a placé 26 départements en vigilance orange neige-verglas, anticipant un fort regel des sols dès le matin. En région parisienne, les bouchons ont atteint un pic inquiétant de 1.020 km vers 18 heures, et même à 21 heures, 200 km demeuraient encore surchargés, compliquant les retours des Franciliens.
Stéphanie Anoh, 51 ans, secrétaire dans un hôpital parisien, a déclaré avec frustration : "Ici, on n'est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada fait face à des températures extrêmes, mais s’organise mieux que nous". Son témoignage souligne les difficultés rencontrées par de nombreux usagers, dont Marie Encana, qui a dû modifier son itinéraire face aux conditions climatiques.
La RATP a prévenu que la présence de verglas compliquait particulièrement la circulation dans certains secteurs. À partir de 16 heures, l’exploitation de toutes les lignes de bus a été suspendue jusqu'à la fin du service. Certaines lignes de Noctilien ont également été annulées pour la nuit de lundi à mardi.
Sur le plan ferroviaire, les lignes RER A et B ont été impactées par les chutes de neige, cependant, les métros fonctionnaient normalement. La préfecture de police de Paris avait déjà averti les automobilistes de prendre des précautions supplémentaires.
Du côté aérien, les aéroports parisiens ont également subi de lourdes conséquences ; environ 15% des vols ont été annulés à Charles-de-Gaulle et Orly, provoquant des retards allant jusqu'à 50 minutes. Les TGV ont vu leur vitesse limitée à 200 km/h pour des raisons de sécurité.
Les routes de Normandie ont également été gravement touchées ; l'autoroute A28 a connu d'importantes difficultés à cause de poids lourds bloquant les voies. Des dépanneurs ont été mobilisés pour libérer la circulation, tandis que les transports scolaires ont été suspendus dans de nombreuses régions, y compris en Bretagne, aux Yvelines et dans l'Oise.
Dans l'éventualité de conditions de circulation difficiles, le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a annoncé l'ouverture de 1.250 places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri, en prévision d'une vague de froid persistante. "Nous devons nous assurer que les plus vulnérables sont protégés durant cette période" a-t-il déclaré.
Plus que jamais, cette situation appuie l'importance d'une meilleure anticipation face aux conditions météorologiques extrêmes, comme le souligne plusieurs experts en climatologie. En fin de journée, Météo-France a confirmé que les dangers subsisteraient tant que le temps ne s’améliorerait pas.







