Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielssen, a exprimé son indignation après que Donald Trump ait réitéré des menaces d'annexion concernant cette île arctique. "Ça suffit maintenant", a-t-il déclaré dans un post sur Facebook, appelant à mettre un terme aux pressions et à respecter le droit international. Le Groenland, un territoire autonome du Danemark, dispose d'importantes ressources naturelles et d'une position géostratégique essentielle.
Lors d'une récente interview, Trump a soutenu que les États-Unis avaient besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale, affirmant que le Danemark ne serait pas en mesure de protéger l'île. Ces commentaires ont suscité une vive réaction de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui a dénoncé les menaces contre un allié historique. "Il est parfaitement absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland", a-t-elle ajouté, insistante sur le fait que le Groenland n'est pas à vendre.
Le Groenland, peuplé de 57 000 habitants, a une opinion claire sur son avenir. Un sondage récent a révélé que 85% des Groenlandais s'opposent à un rattachement aux États-Unis, une position qui reflète une volonté affirmée de décider eux-mêmes de leur destin. En parallèle, des médias danois ont rapporté que les États-Unis ayant une base militaire sur l'île, envisagent d'intensifier leur présence en raison des activités russes et chinoises dans la région.
Des marques de soutien ont afflué en faveur du Groenland et du Danemark, y compris de la part d'autres pays nordiques. Le porte-parole de la diplomatie française a rappelé qu'"il ne peut y avoir de modification des frontières par la force". Les tensions autour du Groenland continuent de croître alors que des personnalités liées à l'administration Trump sont dénoncées pour leurs tentatives d'influence sur ce territoire, révélant ainsi une frénésie d'intérêt pour la région arctique.
Avec ces événements en toile de fond, il est clair que le Groenland entend défendre son statut et réclamer son droit à l'autodétermination. "Nous sommes ouverts au dialogue", a ajouté Nielssen, mais cela doit se faire dans le respect mutuel et les bons canaux diplomatiques.







