Après plus d'une décennie d'attente, le Conseil de l'Union européenne et le Parlement ont finalized un accord essentiel pour les droits des passagers aériens, ce 15 juin. Des mesures allant de la simplification des réclamations à l'inclusion des bagages à main dans le tarif viennent transformer le paysage aérien.
Ce compromis met fin à une période tumultueuse, marquée par des désaccords profonds entre les acteurs, et pourrait constituer un tournant favorable pour les voyageurs, à en croire plusieurs sources, telles que Midi Libre.
Les familles rassemblées sans frais supplémentaires
La nouvelle règlementation allège le stress des familles lors des voyages. Désormais, les compagnies aériennes sont tenues de garantir l'installation à côté des membres d'une même famille sans frais additionnels. Selon Midi Libre, ce changement vise également à protéger les personnes à mobilité réduite et leurs accompagnateurs.
La fin de la pratique du "no show"
Les juridictions européennes avaient déjà manifesté leur mécontentement face à la pratique du "no show", où une compagnie annule le retour d'un passager qui ne s'est pas présenté à l'aller. À partir de maintenant, une compagnie aérienne ne pourra plus refuser l'embarquement sous prétexte qu'un vol antérieur a été manqué. Cette décision graphique a été applaudi par des experts dans le domaine du droit aérien.
Bagage à main inclus dans le tarif
Malheureusement, les eurodéputés n'ont pas réussi à faire inclure gratuitement un bagage cabine de 7 kg comme partie intégrante du tarif, pourtant un objectif louable. Cependant, le coût du bagage à main sera désormais pris en compte dès le premier tarif proposé, ce qui vise à contrer les augmentations imprévues et faciliter la comparaison des compagnies, selon l'analyse de Le Point.
Simplification des réclamations
Un autre aspect marquant de cet accord est la simplification du processus de réclamation. Les compagnies doivent désormais informer les passagers par voie électronique dans les 96 heures suivant un retard ouvrant droit à compensation. Andrey Novakov, rapporteur bulgare du dossier, a affirmé : "Plus aucun passager n’aura à chercher pendant des heures pour faire valoir ses droits". Les compagnies sont sous l'obligation de traiter les demandes sous quatorze jours, renforçant ainsi le droit des consommateurs.
En cas d'annulation ou de refus d'embarquement, les passagers auront droit à une solution dans les trois heures, ce qui inclut la possibilité de proposer une place dans un vol concurrent, un aspect salué par les défenseurs des droits des passagers.
Quand ces changements entreront-ils en vigueur ?
Bien que cet accord ait été conclu, une révision juridique et linguistique, suivie de son adoption formelle par le Parlement européen, est encore nécessaire avant que ces mesures soient appliquées. La date précise de mise en œuvre reste à définir, mais les attentes sont grandes.







