Les hauts responsables du Parti communiste de Cuba se sont réunis ce mercredi pour discuter de mesures destinées à revitaliser l'économie de l'île, durement frappée par le blocus américain. Selon Reuters, cette session plénière extraordinaire vise à examiner plusieurs projets d'ouverture à l'investissement privé, d'attraction de capitaux de la diaspora cubaine et de réduction des effectifs de l'État.
Ces réformes, qui pourraient être approuvées par l'Assemblée nationale dès jeudi, interviennent à peine une semaine après leur présentation par le président Miguel Diaz-Canel. Néanmoins, l'approbation de ces changements n'est pas garantie de plaire au président américain Donald Trump, qui continue d'affirmer sa volonté d'un changement de régime à Cuba, à seulement 150 kilomètres des côtes floridiennes.
Le blocus pétrolier instauré par Trump en janvier a exacerbé la crise économique déjà existante, entraînant des coupures de courant prolongées et des pénuries alimentaires, de carburant et de médicaments, comme le rapportent les médias locaux. Un porte-parole du gouvernement a déclaré que ces réformes sont cruciales pour atténuer la crise, des discussions avec Washington étant en cours.
Le président Diaz-Canel a récemment mentionné que la gamme d'activités ouvertes aux secteurs privés serait considérablement élargie. Depuis 2021, Cuba a autorisé les entreprises privées, créant un écosystème où environ 10 000 sociétés jouent un rôle de plus en plus important dans l'économie.
Les Cubains, qu'ils résident sur l'île ou à l'étranger, bénéficieraient des mêmes conditions que les investisseurs étrangers, dont certains ont déjà quitté le pays, inquiets des sanctions américaines. Le président a aussi annoncé des efforts pour restructurer l'appareil d'État, réduisant le nombre de ministères et le personnel.
Il est à noter que certaines des mesures proposées ne sont pas nouvelles, comme l'idée d'accorder plus d'autonomie aux entreprises publiques, qui représentent environ 80% de l'économie cubaine. Comme l'a déclaré un propriétaire de supermarché à La Havane, qui a souhaité rester anonyme, "tout changement qui pourrait ranimer l'économie est le bienvenu." Ces mots résonnent alors que Cuba cherche à naviguer dans des eaux troubles.







