À venir ce vendredi, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dévoilera un cahier des charges pour un appel d'offres centré sur l'éolien en mer. Baptisé « AO10 », ce programme représente une opportunité majeure pour la France, visant à augmenter ses capacités de production d'énergie d'ici 2035. D'après le ministère de l'Énergie, « ce programme témoigne d'un véritable changement d'échelle et se positionne comme l'un des projets les plus significatifs d'éolien en mer au niveau européen, avec un objectif clair : créer une énergie décarbonée, abondante et souveraine », rapporte l'agence de presse AFP.
Ce défi consiste à développer près de 10 gigawatts (GW) de capacités pédagogiques qui s'étendront sur plusieurs façades maritimes françaises : Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, Golfe du Lion Centre, et Golfe de Fos. Précisément, 50 % de cette capacité concernera l'éolien posé, tandis que l'autre moitié proviendra de projets flottants pour permettre une éloignement des côtes.
L'ambition mise en avant par la feuille de route énergétique de la France (PPE3) dévoilée en février dernier, est d'atteindre les 15 GW à l'horizon 2035. Ce projet vise à réduire la consommation de pétrole et de gaz, au profit des énergies renouvelables, en plaçant l'électricité au centre des préoccupations écologiques.
« Face aux tensions géopolitiques, il est impératif de maîtriser notre approvisionnement énergétique et d'accélérer notre réindustrialisation », souligne le ministère.
Une "prime de maintenance" pour un meilleur rendement
La mise en application de l'AO10 survient quelques semaines après le lancement d’un plan d’électrification gouvernemental et vise à dynamiser une filière qui avait stagné en 2025. Le prix moyen proposé est de 100 euros par mégawattheure (MWh) sur une période de 25 ans. Pour maintenir cette rentabilité, les projets qui approfondiront des champs existants seront favorisés afin de minimiser les frais de raccordement au réseau électrique.
Une "prime de maintenance" a également été instaurée pour encourager les producteurs à entretenir leurs installations lors des périodes de faibles tarifs, en particulier pendant l'été, lorsque la fourniture solaire est à son maximum. Le ministère précise : « Cela permettra une gestion économiquement responsable des installations, optimisant leur production lorsque les tarifs sont les plus avantageux ».
Pour la première fois, les critères d’éligibilité favorisent les entreprises européennes, en particulier françaises, en limitant le nombre de composants d'origine chinoise et en valorisant les projets respectueux de l'environnement. Les autorités de Bercy insistent : « Chaque projet doit favoriser une dynamique industrielle française et européenne, générant ainsi des retombées significatives sur le marché local ».
Les candidats auront quatre mois pour soumettre leurs propositions. La CRE examinera ces dossiers d'ici fin 2026 ou début 2027, avec une annonce des lauréats prévue pour février 2027, respectant ainsi le calendrier établit par le gouvernement.







