Les occupants des immeubles situés au 31, avenue Charles-de-Gaulle à Saint-Bonnet-de-Mure, près de Lyon, n'en peuvent plus. Depuis plusieurs années, ils font face à un véritable parcours du combattant en raison de malfaçons dans leur logement, livré en 2023.
À première vue, les bâtiments semblent neuf. Cependant, une fois à l'intérieur, le décor change radicalement. Depuis le 25 avril 2025, une infiltration d'eau s'est installée dans le hall d'entrée. "Nous avons dû placer un bac en carton pour recueillir l'eau qui s'écoule inlassablement", raconte un résident désespéré.
Un trou béant dans le plafond témoigne d’un véritable besoin urgent de réparations, selon les rapports de Le Progrès. Les habitants de cette rue se sentent laissés pour compte, abandonnés par la régie chargée de la gestion de leur immeuble, qui ne répond pas à leurs multiples demandes d’assistance.
Les problèmes s’accumulent
Les soucis ne se limitent pas à des fuites d’eau. "Nous avons subi une fuite qui a été arrêtée au bout de deux jours, mais les réparations ont tardé un an et demi", se désole un autre habitant. Après avoir effectué lui-même des joints pour éviter les infiltrations d’air au niveau des fenêtres, il déclare : "Mais cela ne suffit pas."
La situation a atteint un point critique lorsqu'une fenêtre de 60 kg est tombée sur une résidente en 2024, entraînant cinq jours d’arrêt de travail.
Une gestion catastrophique
"Nous avons investi dans des appartements neufs à un prix conséquent. La régie nous avait promis certaines prestations qui n’ont jamais été fournies", s’insurge une autre propriétaire. Selon elle, les ouvriers qui ont intervenu dans son appartement auraient suivi des "tutos sur YouTube pour effectuer les réparations".
Les résidents déplorent également l'absence d'accès au local de l'immeuble, la régie refusant de fournir la clé au concierge, ce qui entraîne une accumulation de déchets dans la rue, causant des nuisances odorantes et des nuisibles. "Nous sommes littéralement tombés en dépression à cause de ce logement", avoue une femme qui a déboursé 350 000 euros pour son appartement en juillet 2023.
De son côté, la régie assure qu’elle est en attente d’un devis pour entreprendre les réparations dans le hall d’entrée et précise que les poubelles "sont rentrées tous les jours et ne demeurent jamais à l’extérieur toute la journée".







