Emmanuel Macron a récemment annoncé qu'un investissement de plus de un milliard d'euros serait réalisé par Stellantis pour la production d'une nouvelle génération de véhicules électriques sur son site de Mulhouse d'ici 2029. Cette décision a été révélée lors d'une réunion à l'Élysée, où le président a rassemblé les acteurs de l'électrification industrielles de la France.
Le chef de l'État a exprimé sa confiance en l'avenir de cette usine : "C'est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site de Mulhouse". Ce projet est vu comme un levier pour augmenter la production de véhicules électriques en France, une priorité pour le gouvernement français face aux défis climatiques actuels.
Stellantis n'a pas fourni de détails supplémentaires sur cet investissement, en attendant de faire des annonces officielles. Les syndicats, par contre, se sont félicités de cette initiative qui semble garantir l'avenir de l'usine. Ronald Laventin, délégué syndical CFDT, a annoncé qu'un comité social et économique se tiendra bientôt pour discuter des implications de cet investissement.
"Nous travaillons avec nos partenaires sur l'avenir de nos usines, y compris celle de Mulhouse", a partagé Stellantis. Toutefois, une telle annonce doit d'abord être faite aux partenaires sociaux, et des précautions sont nécessaires pour ne pas commettre de délit d'entrave.
Mulhouse, un des cinq sites automobiles de Stellantis en France, avait été dans l'incertitude quant à son avenir après la fin de la production des modèles 308 et 408. La confirmation de cet investissement est une bouffée d'oxygène pour les 4 000 salariés de l'usine.
Ronald Laventin a exprimé son optimisme : "C'est une très bonne nouvelle car nous n'avons pas vu un montant d'investissement aussi élevé sur un site français depuis des décennies". La promesse d'un véhicule électrique ou multi-énergies n'est pas seulement un signe positif pour les travailleurs, mais aussi un gage de pérennité pour le site dans un marché en pleine mutation.
Actuellement, l'usine fonctionne avec des cadences limitées, et les prévisions montrent une situation inchangée pour les trois prochaines années. Cependant, cet investissement pourrait permettre de ramener des équipes et de préparer l'arrivée de ce nouveau modèle d'ici 2029. Selon Laurent Gautherat, délégué syndical CFE-CGC, la production n'a pas atteint les niveaux d'avant-Covid, où 200 000 véhicules étaient fabriqués annuellement.
En attendant, le site maintient une cadence de 30 véhicules par heure, parfois impactée par des arrêts de production dus à la faiblesse des ventes. Ce nouveau modèle devrait être intégré dans la gamme des 60 lancements planifiés par Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, qui a également promis des investissements globaux de 60 milliards d'euros sur cinq ans.
L'expert du secteur souligne que cet investissement d'un milliard ne couvre pas uniquement les coûts de production, mais inclut également les recherches et développement. Cependant, la CFE-CGC, principal syndicat chez Stellantis, appelle à des précisions concernant les conséquences de cette annonce, notamment en termes de réduction des capacités de production en Europe.
"Ces enjeux doivent être clarifiés lors du comité central du 18 juin", a insisté le syndicat, soucieux d'assurer l'avenir et la compétitivité de l'usine Mulhouse dans ce contexte de transition énergétique.







