Les cours du pétrole ont connu une hausse spectaculaire de 3,29 % ce lundi 11 mai 2026, atteignant 104,62 dollars le baril de Brent. Ce rebond est survenu suite au rejet catégorique par Donald Trump de la réponse iranienne aux propositions américaines visant à mettre un terme à la guerre.
"Je viens de lire la réponse des soi-disant 'représentants' de l’Iran. Je ne l’aime pas — C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE !" a écrit le président américain dimanche soir sur son réseau Truth Social, exprimant ainsi son mécontentement.
Avant même l’ouverture des marchés asiatiques, les prix du pétrole ont donc bondi, le baril de Brent touchant 104,62 dollars vers 2 h 20, alors que les espoirs d’une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, point névralgique du transport maritime, s’éloignaient. Ce détroit, bloqué par l’Iran depuis le début des hostilités le 28 février, représente habituellement un cinquième de l’or noir consommé mondialement.
Après plus d’un mois de tensions, les perspectives de résolution du conflit semblent floues, les parties impliquées n’ayant pas partagé publiquement leurs propositions. L’Iran a informé dimanche avoir réagi à l’initiative américaine, sans fournir davantage de détails. La télévision publique iranienne a simplement mentionné que la réponse de Téhéran était "axée sur la fin de la guerre [...] sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime".
Réouverture du détroit d’Ormuz
Selon le Wall Street Journal, des sources proches du dossier affirment que la proposition de Téhéran inclut une réouverture progressive du détroit d’Ormuz, conjuguée à la levée du blocus imposé par la marine américaine sur les ports iraniens.
Le quotidien américain ajoute que Téhéran se montrerait également disposé à "diluer" une partie de son uranium enrichi et à transférer le reste dans un "pays tiers". Cependant, Washington et d’autres nations soupçonnent l’Iran de vouloir acquérir des capacités nucléaires militaires, ce que Téhéran dément vigoureusement tout en affirmant son droit à une utilisation civile du nucléaire.
"Il reste encore des matières nucléaires – de l’uranium enrichi – qui doivent être retirées d’Iran" a déclaré dimanche Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, à la chaîne CBS. Il a également exprimé l’espoir d’un changement de régime à Téhéran, qui pourrait entraîner l’effondrement de ses groupes affiliés comme les Houthis au Yémen, le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban. "Est-ce possible ? Oui. Est-ce certain ? Non", a-t-il ajouté, précisant que l'Iran continue de soutenir des entités cherchant à développer des missiles balistiques.
La guerre, ayant causé des milliers de morts principalement en Iran et au Liban, "a permis d’accomplir beaucoup de choses, mais elle n’est pas finie", a prévenu Netanyahu, soulignant la complexité et la gravité de la situation actuelle.







