Stella Li, vice-présidente de BYD, a récemment annoncé des discussions en cours avec Stellantis ainsi qu'avec d'autres entreprises pour établir des sites de production en Europe. « Nous évoquons non seulement des collaborations avec Stellantis, mais aussi avec d'autres acteurs de l'industrie automobile », a-t-elle précisé lors de la conférence Future of the Car organisée par le Financial Times.
Ce développement survient alors que, vendredi dernier, Stellantis et son partenaire Leapmotor ont communiqué sur la production de modèles électriques dans deux usines espagnoles, dont l'une à Madrid devrait être cédée à la coentreprise. Cette initiative reflète une volonté de maximiser l'utilisation des capacités de production disponibles.
En réponse aux interrogations concernant cette nouvelle dynamique, Stellantis n'a pas encore commenté les audacieuses ambitions de BYD. Toutefois, Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, avait précédemment exprimé son intérêt pour établir des alliances avec d'autres marques que Leapmotor. Selon des informations de Bloomberg, le groupe américano-européen envisagerait également de céder certaines de ses installations à son partenaire historique chinois, Dongfeng. Récemment, une délégation de Dongfeng a inspecté l'usine Citroën de La Janais, près de Rennes, selon un représentant syndical interrogé par l'AFP.
La crise actuelle du marché automobile en Europe a conduit de nombreux constructeurs à explorer des opportunités de collaboration avec des entreprises chinoises. Des capacités de production sous-exploitées sont disponibles sur le continent, permettant d'accélérer l'innovation et de répondre à la demande croissante pour des véhicules électriques.







