Le navire de croisière MV Hondius, où un cas d'hantavirus a été signalé, a accosté sur l'île de Tenerife dans les Canaries, entraînant l'évacuation immédiate de plus d'une centaine de personnes, selon un reportage de l'AFP.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé six cas d'hantavirus, dont trois mortels. Ce virus, connu mais rare, entraîne des symptômes respiratoires aigus, bien que l'OMS ait rassuré que la situation ne s'apparente pas à celle du Covid-19.
Le MV Hondius a accosté vers 07H00 (GMT), dans le port de Granadilla de Abona. Une partie de l'équipage restera à bord alors que le navire poursuivra vers les Pays-Bas.
Dans un communiqué, la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a indiqué que toutes les mesures étaient mises en place pour assurer la santé publique lors de cette évacuation.
Elle a précisé qu'un test sur une patiente à Alicante était négatif pour l'hantavirus.
Les évacuations ont débuté peu après, selon les directives de l'exploitant du navire, Oceanwide Expeditions. Le professeur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'OMS, a affirmé que "l'Espagne est prête" lors d'une conférence de presse sur le port.
Bien que tous les passagers soient asymptomatiques, ils sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront être suivis durant 42 jours, a souligné Maria Van Kerkhove, experte de l'OMS.
Le gouvernement central a assuré qu'aucun contact avec la population locale ne se produirait pendant l'évacuation. Les passagers, après un examen médical à bord, seront débarqués par groupes de cinq, les Espagnols en premier et tous équipés de masques FFP2.
Les passagers seront ensuite transférés par bateau vers l'aéroport de Tenerife-Sud pour un rapatriement immédiat vers leurs pays d'origine.
Une zone maritime d’exclusion temporaire sera mise en place autour du navire. Des vols de rapatriement sont déjà confirmés vers plusieurs pays, dont les États-Unis et la France.
Cinq citoyens français à bord seront pris en charge par un vol sanitaire prévu immédiatement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a programmé une réunion pour faire un bilan de la situation.
Un avion de l’armée espagnole est également sur place pour l'évacuation des ressortissants espagnols vers Madrid.
Plus tôt cette semaine, trois individus avaient déjà été hospitalisés au Cap-Vert avant d’être transférés en Europe par avion médicalisé.
L’OMS a reconnu l'"inquiétude légitime" des Canariens, mais a rassuré qu'ils n'étaient pas en danger. Les autorités locales avaient exprimé des craintes quant à l'accostage du navire sur l'île.
David Parada, un vendeur local, a partagé que malgré les préoccupations, la majorité des gens semblent sereins face à la situation.
L’hantavirus se propage principalement via des rongeurs infectés. Toutefois, la souche détectée sur le navire, l’hantavirus Andes, est rare et peut se transmettre entre humains, avec une période d'incubation pouvant atteindre six semaines.
Les autorités de plusieurs pays continuent de suivre les contacts pour effectuer des tests préventifs et garantir la sécurité de tous.







