Le gouvernement a récemment réagi à la flambée des prix des carburants en France, affirmant que les distributeurs n'ont pas abusé de leurs marges. Cela s'inscrit dans une opération de transparence, avec la publication prochaine des marges brutes réalisées par ces entreprises.
La ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a expliqué qu'un rapport détaillant l'évolution des marges brutes serait mis à disposition, avec une distinction entre les différents types de distributeurs, tels que la grande distribution et les stations indépendantes. Elle a ajouté qu'une mise à jour hebdomadaire sera effectuée pour permettre aux consommateurs de suivre l'évolution de la situation.
En réponse aux accusations d'abus de marges, la ministre a insisté sur le fait que les calculs effectués dans le cadre de cette analyse ne montrent pas de telles pratiques : "Ces hausses des prix du carburant s’expliquent et peuvent se justifier par l’évolution des prix sur le marché", a-t-elle déclaré.
Pour éclaircir ces propos, il est essentiel de clarifier ce que représente la marge brute. Il s'agit de l'écart entre le coût d'achat du carburant en sortie de raffinerie et son prix à la pompe, servant à couvrir divers frais d'acheminement ainsi que les coûts d'exploitation des stations-service.
Les prix au plus haut depuis le début de la guerre
Ce mercredi, les prix des carburants SP95-E10 et SP98 ont atteint des niveaux records, en corrélation avec la guerre au Moyen-Orient et les tensions qui en découlent. En effet, le litre de Super sans plomb SP95-E10, le carburant le plus utilisé en France, s'élevait à une moyenne de 2,038 euros, soit une augmentation de 18,47 % par rapport au 27 février, moment des premières frappes israélo-américaines.
Pour le SP98, moins couramment utilisé, le litre coûtait en moyenne 2,123 euros, marqué par une hausse de 16,29 %. Parallèlement, le litre de gasoil se maintenait à 2,227 euros, mettant en évidence les défis auxquels sont confrontés divers secteurs, notamment la pêche, le transport et l'agriculture.
La guerre actuelle a eu un impact considérable sur le prix du pétrole, en raison de la disruption des exportations depuis les pays du Golfe, en particulier dans le détroit d'Ormuz, où de nombreuses infrastructures énergétiques ont été ciblées.







