Les salariés de plusieurs stations-service d'Argedis, une filiale de TotalEnergies, se sont mobilisés ce vendredi, entraînant une grève importante pour revendiquer un soutien financier face à l'augmentation continue des prix des carburants. Selon des sources syndicales de la CGT, ce sont une vingtaine de stations qui sont impactées par cette grève, tandis que la direction ne reconnaît que huit stations concernées.
Au sein des stations du réseau, les employés font face, pour certains d'entre eux, à des dépenses en carburant atteignant jusqu'à 400 euros par mois, alors que leur salaire net se chiffre à 1 600 euros. Cela crée une situation de précarité économique, qualifiée de « financièrement intenable » par la CGT. Les salariés d’Argedis, qui gère 182 stations principalement sur les autoroutes, expriment leur colère en bloquant l'accès aux pompes, comme à Mont-Saint-Michel, affichant des slogans dénonçant la hausse inacceptable des prix du carburant.
« Nous nous battons pour nos salaires », a indiqué un membre de la CGT sur les lieux de la grève. En réponse aux demandes des employés, la direction a proposé une prime variable de 15 à 40 euros par mois selon le trajet domicile-travail. Une offre jugée dérisoire par les syndicats, qui l'ont qualifiée de « miettes », alors que les travailleurs appellent à un blocage des stations en période de départs en vacances.
De plus, la direction a suggéré aux salariés de solliciter une carte Total, visant à leur accorder une réduction de 8 centimes par litre, mais cela ne soulage guère leurs inquiétudes. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a réagi sur France 2, en soulignant que même les employés de Total subissent la hausse des coûts et en appelant le gouvernement à une réévaluation des salaires en fonction des prix du carburant. En arrière-plan, le groupe TotalEnergies, qui possède 3 300 stations-service en France, évoque son ouverture au dialogue tout en ne faisant pas de promesses concrètes pour une amélioration de la situation des salariés.







