Une journaliste britannique a entrepris d'expérimenter un régime anti-inflammatoire afin de réduire l'inflammation chronique. Les résultats se sont révélés étonnamment bénéfiques.
L'inflammation chronique augmente les risques de maladies graves telles que le cancer, le diabète de type 2, les maladies cardiaques et les AVC. Elle pourrait aussi aggraver certaines conditions chroniques comme le Covid long, les migraines, le syndrome de fatigue chronique et la sclérose en plaques.
« Il s’agit d’une réponse physiologique à long terme qui peut durer de quelques semaines à plusieurs années », explique la diététicienne Linia Patel, spécialiste de la santé des femmes et auteur de Food for Menopause. « L’inflammation chronique de faible intensité est désormais reconnue comme un facteur commun à presque toutes les maladies métaboliques, psychiatriques et neurodégénératives ».
Une quête pour éviter l'inflammation
Certains aliments, le stress et un mode de vie déséquilibré peuvent intensifier l'inflammation. Dans le but de contrer cette problématique, la journaliste Sophie Morris a décidé de suivre un régime anti-inflammatoire pendant une semaine, souhaitant en évaluer l'impact.
« À 44 ans, j’ai consacré beaucoup de temps à des habitudes alimentaires qui pourraient causer de l’inflammation, comme les pâtisseries et les viandes grasses. Je suis consciente que l'inflammation pourrait rehausser les symptômes de la périménopause, ce que je veux absolument éviter », confie-t-elle à Inews.
Les aliments essentiels à son nouveau régime comprennent les tomates, l’huile d’olive, les légumes à feuilles vertes, les fruits à coques comme les amandes et les noix, ainsi que les poissons gras tels que le thon et le saumon. Ces choix ne sont pas nouveaux pour elle, car elle les apprécie déjà.
Une inclinaison vers le curcuma
Le docteur Linia Patel souligne qu'un régime anti-inflammatoire limite les aliments ultra-transformés, les sucres raffinés, et recommande une consommation minimale d'alcool. De plus, il est crucial d'intégrer suffisamment de fibres dans son alimentation, soit au moins 30 g par jour.
« Ce type de régime ne fixe pas de règles strictes sur les calories ou la taille des portions », précise-t-elle. « Il encourage une diversité d’aliments à consommer chaque jour, au lieu de se concentrer sur un ou deux éléments spécifiques ».
Sophie a décidé de ne pas consommer d'alcool durant la semaine et d'apporter de la variété à son alimentation. « Après une semaine, je me sens un peu reposée, probablement grâce à une réduction de ma consommation de vin. Je n'ai pas ce sentiment de privation, mais je suis devenue quelque peu amoureuse du curcuma, célèbre pour ses vertus anti-inflammatoires », partage-t-elle.
Un nouvel élan vers la santé
Après avoir effectué un test pour évaluer son niveau d'inflammation, la journaliste est agréablement surprise par les résultats. « C'est un vrai soulagement de voir que je suis en bonne santé, avec de très faibles niveaux d'inflammation », ajoute-t-elle. « Cela renforce ma motivation à préserver cette santé et à respecter la chance que j'ai ».
Le docteur Patel rappelle qu'il n'existe pas de régime anti-inflammatoire universel et qu'il peut aggraver certains symptômes chez les personnes souffrant de troubles intestinaux ou de maladies inflammatoires. En cas de problèmes de santé, il est toujours conseillé de consulter un professionnel avant de modifier son alimentation.
Points clés à retenir
- Sophie Morris teste un régime anti-inflammatoire pour contrebalancer l'inflammation chronique liée à divers problèmes de santé.
- Elle privilégie des aliments sains comme les tomates, les poissons gras et les fruits rouges, tout en évitant l'alcool et les aliments transformés.
- Adopter une alimentation anti-inflammatoire peut améliorer la santé, mais il est essentiel de demander des conseils médicaux adaptés.







