Au travail comme à la retraite, les femmes disposent de plusieurs droits qui sont souvent peu connus. Entre l'égalité salariale, le congé de proche aidant et les trimestres de bonification pour les enfants, voici ce qu'il faut comprendre.
Discrimination salariale : vos droits
Si vous soupçonnez une inégalité salariale avec vos collègues masculins, sachez que la loi est de votre côté. Les salariées victimes de discrimination peuvent demander à leur employeur des rappels de salaires pour les trois dernières années, une évaluation professionnelle ou même des dommages-intérêts. Me Manon Drain, avocate chez Drye de Bailliencourt & Associés, précise que si la rupture de contrat a eu lieu, des indemnités équivalentes à six mois de salaire peuvent être exigées. Toutefois, vous disposez de cinq ans pour agir et devrez apporter des preuves solides de votre situation. Une simple demande auprès des ressources humaines pourrait parfois suffire à régler la situation à l'amiable.
Harcèlement : un phénomène inacceptable
Les entreprises ont l'obligation d'agir si elles sont informées d'un harcèlement moral ou sexuel. Elles doivent mener une enquête interne pour protéger la victime et sanctionner le harceleur. En cas de non-réaction, la responsabilité de l'employeur peut être engagée. Si la victime choisit de porter plainte, le harceleur pourrait devoir verser des dommages-intérêts. Gardez toutes les preuves possibles, qu'elles soient écrites ou orales, pour soutenir votre cas.
Congé de proche aidant : du soutien aux aidantes
Environ une personne sur quatre âgée de 55 à 64 ans est un "proche aidant", et les femmes sont souvent en première ligne. Le congé de proche aidant permet de s'absenter du travail pour s'occuper d'un proche en perte d'autonomie. Ce droit s'applique à tous les salariés, y compris les fonctionnaires et les indépendants. Ce congé peut durer jusqu'à trois mois, renouvelable jusqu'à un an, et l'employeur ne peut pas refuser ce reclamment, à condition de prévenir à l'avance.
Aide financière : La Caisse d'allocations familiales (CAF) propose une aide financière appelée allocation journalière de proche aidant (Ajpa), d'un montant de 64,54€ par jour, pendant 66 jours. En plus, les aidants peuvent cotiser pour leur retraite et des trimestres supplémentaires peuvent être validés en cas de prise en charge d'un proche handicapé, sans nécessité de vivre sous le même toit.
Retraite et maternité : des avantages pour les femmes
La maternité est également prise en compte pour la retraite. Chaque enfant donne droit à quatre trimestres supplémentaires, de même que pour leur éducation. Dans la fonction publique, des trimestres peuvent varier selon les années de naissance. De plus, une majoration de 10 % est applicable pour les femmes ayant au moins trois enfants, et des trimestres supplémentaires peuvent être acquis pour les enfants handicapés.
Pour les mères au foyer : Si vous avez été mère au foyer, la CAF pourrait avoir cotisé pour vous à l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF), permettant ainsi de bénéficier de droits à la retraite. Il est crucial de faire une demande pour découvrir ces droits.







