Environ 45 % des Français détiennent au moins un contrat d'assurance-vie, affirmant ainsi leur préférence pour ce produit d'épargne.
Cependant, l'assurance-vie est-elle uniquement un outil pour constituer un capital ou peut-elle également être une option intéressante pour la préparation de la retraite ? Explorez avec nous les différentes facettes de ce contrat.
Principes fondamentaux de l'assurance-vie
Ce contrat de placement d’épargne s'inscrit généralement dans une durée moyenne à longue. Son fonctionnement est transparent, ce qui contribue à sa popularité. Au fil du temps, l'assuré effectue des versements, tantôt réguliers, tantôt occasionnels. À l'issue du contrat, l’assureur s'engage à restituer le capital, enrichi des plus-values et intérêts, et diminué des frais éventuels.
Deux options s'offrent à l'assuré : un contrat monosupport, exclusivement basé sur les fonds en euros, sans risque de perte de capital mais à rendement limité ; ou un contrat multisupport, combinant fonds en euros et unités de compte, offrant ainsi un potentiel de gain supérieur mais avec une exposition aux fluctuations du marché.
Concernant la gestion du contrat, l'assuré peut choisir une gestion libre, où il prend les décisions d'investissement, ou une gestion pilotée, confiée à un professionnel. Cette dernière approche est souvent recommandée pour optimiser l'épargne.
Fiscalité de l'assurance-vie au moment du dénouement
Évaluons maintenant la rentabilité de l'assurance-vie, souvent plébiscitée pour son rendement. En effet, les contrats ouverts depuis septembre 2017 sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), qui taxe uniquement les plus-values générées, laissant le capital initial exempt d'imposition. Ce taux unique de 30 % comprend 12,8 % d'imposition et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Pour les contrats de plus de 8 ans, une imposition réduite s'applique : 7,5 % pour les premières 150 000 €, suivie d'un taux de 12,8 %. De plus, des abattements fiscaux permettent d'atténuer davantage l'impact fiscal sur les retraits transgressant ces seuils.
Assurance-vie vs Plan Épargne Retraite : le bon choix ?
Ce débat mérite d'être approfondi, car l'assurance-vie et le Plan Épargne Retraite (PER) présentent chacun des avantages distincts. Analysons trois critères clés :
- Disponibilité de l'épargne : Avec l'assurance-vie, les fonds sont accessibles à tout moment. En revanche, le PER reste bloqué jusqu'à l'âge légal de la retraite, sauf exceptions.
- Fiscalité : L'assurance-vie offre une sortie soumise à la fiscalité allégée après 8 ans, tandis que le PER propose une réduction d'impôt à l'entrée, mais impose les gains à la sortie.
- Transmission du patrimoine : Les fonds d'assurance-vie sont dénoués rapidement en cas de décès, avec des exonérations fiscales. À l'inverse, les droits de succession s'appliquent au PER.
Dans l'ensemble, l'assurance-vie représente un excellent plan d'épargne pour la retraite, surtout lorsqu'elle est souscrite jeune et conservée au moins 8 ans. Cela dit, son rôle principal reste la fructification du capital accessible au besoin, car elle ne permet pas la défiscalisation durant la vie active, à l'inverse du PER.







