La "maladie du hamburger" ou syndrome hémolytique et urémique (SHU) est une gastro-entérite qui peut gravement affecter les reins. En France, elle touche chaque année plus de 100 personnes, avec une répartition mondiale de 2 à 4 cas pour 100 000 habitants, souvent parmi les enfants et les personnes âgées. Bien que rare, la gravité de cette maladie a conduit l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Université de Montréal à mener des recherches approfondies.
Comprendre E. coli et ses implications
Une étude conjointe de l’Université de Montréal et de l’INRA a révélé des informations cruciales sur la bactérie E. coli, principale responsable de cette gastro-entérite. La souche E. coli O157:H7 est fréquemment associée à des flambées d'infections, souvent à la suite d'exposition à des environnements agricoles ou par consommation de viande insuffisamment cuite et de produits laitiers non pasteurisés. La lutte contre cette souche dans le bétail pourrait significativement diminuer les risques de contamination.
Une nouvelle approche alimentaire
Josée Harel, coauteure de l'étude, souligne : "La réduction de la souche O157:H7 chez les vaches pourrait grandement diminuer le risque d'infections alimentaires chez l'homme." L’étude a également mis en lumière le mécanisme génétique qui permet à cette bactérie de se développer dans l’intestin. Elle utilise l’éthanolamine comme source d’énergie, ce qui lui confère un avantage de survie.
Vers des solutions novatrices
Ces découvertes ouvrent la voie à des solutions alimentaires ciblées et à des probiotiques qui neutraliseraient cette source d'énergie pour la bactérie. Harel affirme que cette méthode pourrait jouer un rôle décisif dans la réduction de la propagation de la bactérie dans la chaîne alimentaire, augmentant ainsi la sécurité alimentaire pour tous.







