Le pâté, le saucisson, le jambon et les saucisses figurent parmi les mets les plus appréciés des Français. Cependant, leur teneur élevée en graisses saturées peut considérablement augmenter le taux de mauvais cholestérol dans le sang. Comment gérer sa consommation pour éviter ces risques ? Voici les réponses.
Le premier réflexe face à un cholestérol élevé doit être une attention particulière à votre alimentation. Choisir des aliments adaptés peut non seulement abaisser un taux de cholestérol excessif, mais aussi maintenir un niveau sain.
Un excès de mauvais cholestérol (LDL) provient souvent d'une surconsommation de graisses ou d'une capacité d'élimination altérée par le foie. Cette accumulation de graisses peut entraîner des dépôts sur les parois des artères, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires.
Rillettes et pâté : les plus dangereux pour le cholestérol
Selon le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, « la plupart des charcuteries devraient être évitées, surtout pour ceux qui souffrent d'un taux élevé de cholestérol. Les rillettes et le pâté se distinguent par leur excessive richesse en acides gras saturés. »
Par exemple, le saucisson contient environ 60 mg d'acides gras saturés pour 100 g, tandis que le saucisson sec en affiche plus de 90 mg.
Concernant le jambon, plusieurs facteurs entrent en jeu. « Selon qu'il soit dégraissé ou dépecé, le jambon peut devenir moins gras. En revanche, il est important d’être vigilant face aux jambons industriels qui pourraient contenir des nitrites » précise le médecin. Les variantes dégraissées, comme la langue en gelée, sont des alternatives intéressantes à considérer.
Il est primordial de se méfier des jambons grasses tout en optant pour des jambons crus dégraissés et sans couenne en remplacement. L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail) et le programme national nutrition santé recommandent des seuils à respecter.
Limitation recommandée à 150 g par semaine
Pour maîtriser son cholestérol, il est conseillé de ne pas dépasser 150 g de charcuteries par semaine. Cette recommandation inclut saucisses, lardons, bacon et viandes en conserve. En général, cette quantité correspond à trois tranches de jambon blanc ou de volaille. Pour une alimentation équilibrée, privilégiez les alternatives comme les œufs, le poisson, les légumineuses ou les féculents, qui sont beaucoup moins riches en graisses saturées.
Merci au Dr Laurent Chevallier pour ses précieuses conseils nutritionnels.







