Quand on envisage de vivre à l'étranger, notamment dans un pays où le coût de la vie est plus abordable, une question survient fréquemment : peut-on continuer à percevoir le minimum vieillesse ?
Conditions de perception selon le type de minimum vieillesse
Il est crucial de distinguer les différents types de minimum vieillesse :
- Minimum contributif : Ce montant est attribué en contrepartie d'une activité salariée et peut être perçu même en vivant à l'étranger. Cette allocation est accessible si la retraite est liquidée à taux plein, en respectant les conditions requises (nombre de trimestres ou âge).
- Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées) : Contrairement au minimum contributif, l'Aspa est soumise à une condition de résidence en France. Cela signifie qu'un départ à l'étranger, même dans un autre pays de l'Union européenne, entraîne la suspension de cette aide.
Il est fréquent que des personnes avec une petite retraite bénéficient d'un complément via l'Aspa. Par exemple, Marie, âgée de 67 ans, perçoit 600 € de retraites ainsi que 200 € d'Aspa pour garantir un revenu minimum de 803 €. Si elle choisit de s'installer à l'étranger, son revenu mensuel sera réduit à 600 €.
Conseils pratiques pour les futurs expatriés
Avant de faire le pas vers l'étranger, il est recommandé de contacter vos caisses de retraite (de base et complémentaire) pour les informer de votre projet. Cela vous permettra de vérifier vos droits et de mieux comprendre les implications financières de votre départ.
N'oubliez pas que chaque situation est unique, et qu'il est essentiel de bien se préparer pour éviter toute mauvaise surprise.







