Les amateurs de douceurs sucrées pourraient bien vivre une période trouble. En effet, la célèbre brioche danoise, connue sous le nom de kanelsnegle, risque d'être bannie de l'Europe. Cette préoccupation découle d'une législation de l'Union Européenne, en vigueur depuis juillet 2008, qui limite la quantité de coumarine, une substance présente dans la cannelle, à 0,1 mg par kilogramme de poids corporel en raison des risques pour le foie.
Ironiquement, c'est le ministère de l'Alimentation danois qui a attiré l'attention de Bruxelles, révélant qu'une majorité des kanelsnegle produites dans le pays dépassent les niveaux autorisés en cannelle.
Un goût traditionnel menacé
Hardy Christensen, représentant de l'Association des pâtissiers danois, a exprimé ses inquiétudes quant à l'impact d'une telle interdiction, affirmant que cela signifierait "la fin de la brioche à la cannelle telle que nous la connaissons". Dans une interview avec le quotidien britannique The Guardian, elle a souligné : "Depuis deux siècles, nous cuisinons avec de la cannelle. Comment le gouvernement peut-il décider que ces mets ne sont pas traditionnels ? Moins de cannelle modifierait entièrement le goût de nos spécialités."
Un modèle à suivre : la Suède
Pourtant, une solution pourrait émerger. En prenant exemple sur la Suède, qui a classé ses kanelbullar en tant que "plats traditionnels et saisonniers", le Danemark pourrait envisager un statut similaire pour sa kanelsnegle. Cela permettrait de maintenir des niveaux de cannelle trois fois supérieurs à la limite imposée par la loi de 2008, préservant ainsi la richesse et l'authenticité de cette spécialité culinaire.







