Actuellement, la loi fixe le quota de prélèvement des loups à 19 % de la population recensée, un chiffre jugé insuffisant par les collectivités et syndicats d’éleveurs. Ces derniers plaident pour un relèvement à 30 %.
Le 10 février, les huit départements alpins et pré-alpins ont décidé de faire entendre leur voix en appelant le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à reconsidérer ce quota. Ils estiment que la protection des troupeaux est en péril face à l'augmentation des attaques de loups, devenues fréquentes.
La politique actuelle permettrait d'abattre 205 loups en France d'ici 2026, mais les élus demandent une augmentation à 325 animaux. Ce chiffre est porté par les présidents des Conseils départementaux de la Drôme, de l’Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie, des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes et du Vaucluse.
Une récente étude de l’Office national de la biodiversité indique que la plupart des attaques de troupeaux sont concentrées dans l’arc alpin, où plus de 80 % des incidents ont été répertoriés. Les agriculteurs, principalement producteurs de viande ovine et caprine, expriment une inquiétude grandissante face à ce phénomène, qu'ils qualifient de « menace existentielle » pour leur activité.
Un appel à la compréhension
Les élus rappellent qu’il est crucial de prendre des mesures pour protéger l'élevage tout en tenant compte des préoccupations environnementales. Ils précisent : « Notre but n'est pas d'éradiquer les loups, mais de trouver un équilibre dans la gestion de la faune sauvage.» Cela fait écho à des préoccupations formulées depuis 2023, restées jusqu’à présent sans réponse du gouvernement.
Cependant, selon les experts, un assouplissement des conditions pour les tirs de défense est prévu, accompagné d'un passage à un système déclaratif. Cela pourrait permettre de mieux appréhender les situations d'attaques prochaines.
Malgré ces mesures, la décision récente du gouvernement de n'augmenter qu'à 21 % le quota autorisé n'a pas suffi à apaiser les esprits. Cette réaction fait écho à une colère croissante parmi les éleveurs, qui estiment que des actions plus audacieuses sont nécessaires pour faire face à ce problème de fond.
La tension entre les secteurs agricoles et les défenseurs de la faune sauvage demeure, et le dialogue s'annonce essentiel pour trouver des solutions durables.







