Avec Finistère, son récent roman paru lors de la rentrée littéraire, Anne Berest plonge profondément dans l’héritage breton de sa famille paternelle. Un récit inscrit dans l’Histoire qu’elle désire transmettre aux futures générations.
Le quotidien d’Anne Berest est rythmé par ses engagements, mais dans le confort de son bureau parisien, le temps semble illimité. Entre ses bibliothèques et ses canapés, l'auteure affectionne de reconstituer son arbre généalogique. « Chaque pli explore des personnages qui ont existé, membres de ma famille », confie-t-elle. Ce travail, bien plus qu'une suite de faits, soulève « des questions de transmission entre générations ».
Après avoir mis en lumière sa grand-mère Gabriële Buffet-Picabia dans un livre coécrit avec sa sœur Claire, ainsi qu’un regard poignant sur sa lignée maternelle juive, largement touchée par la déportation, Berest a décidé de se tourner vers ses origines paternelles. « Je savais qu'un jour je regarderais l'autre versant de mon arbre », promet-elle. « Je pensais explorer les navigateurs de cette lignée ».
Pourtant, ses pages sont loin de relater des épopées de mer ou d'explorations à travers les océans. Berest choisit une approche plus intime, axée sur des histoires personnelles ancrées dans le terreau breton. Les récits de vies quotidiennes se mêlent aux grands événements historiques, offrant une vision riche et nuancée de son héritage.
Dans un entretien accordé à Ouest-France, elle souligne l'importance de l'histoire familiale dans son écriture. Ce mélange de mémoire personnelle et collective pose la question de la manière dont les récits familiaux façonnent les identités contemporaines.







