Le 12 janvier 2026, un rassemblement s'est tenu devant le centre pénitentiaire de Nantes, mobilisant des soignants du CHU locaux. Ces professionnels de la santé mentale, vêtus de leurs blouses blanches, ont exprimé leur mécontentement face aux conditions de travail de plus en plus difficiles, contraintes par des mesures de sécurité renforcées.
Selon des témoignages recueillis sur place, ces soignants dénoncent des procédures qui compliquent leur mission. La pression sécuritaire croissante dans les établissements pénitentiaires impacte non seulement leur pratique professionnelle, mais aussi la qualité des soins dispensés aux détenus. Un des soignants a partagé : « Travailler dans ces conditions, c'est dangereux pour nous et nuisible pour les patients. »
Cette action a été soutenue par des organisations de santé, qui jugent que la psychiatrie en milieu carcéral ne doit pas être négligée. Un rapport du gouvernement en 2025 a révélé que près de 60 % des détenus souffrent de troubles mentaux, ce qui rend la présence de soignants qualifiés indispensable.
Le collectif « Soignants en lutte », à l'origine de la mobilisation, appelle à une réévaluation des ressources allouées à la psychiatrie pénitentiaire. Ils exigent également un dialogue constructif avec les autorités afin d’améliorer les conditions de travail et de garantir des soins adéquats aux détenus. Un porte-parole de ce collectif a ajouté : « Nous ne pouvons pas laisser la sécurité primer sur la santé, il en va de la dignité des individuels. »
Cette mobilisation fait écho à d'autres manifestations similaires observées à travers la France, où les soignants en milieu carcéral alertent sur les dangers d'une psychiatrie insuffisamment soutenue. Alors que la situation continue de se dégrader, il est essentiel que les instances décisionnelles prennent en compte ces préoccupations afin de favoriser un environnement de soins plus sain, tant pour les soignants que pour les détenus.







