Ces plaques, vestiges d’une époque où les autoroutes étaient peu nombreuses, se retrouvent à l’abri de chantiers de réfection, témoins silencieux d’un passé révolu. Par exemple, à Gan, en Béarn, trois panneaux scintillent toujours au carrefour de la rue d'Ossau et de l’avenue du Commandant-Cazendres. Tandis que leurs homologues ont disparu, ces joyaux en pierre de Volvic semblent nous rappeler les voyages d’antan.
Le patrimoine de ces façades en lave émaillée nous évoque un temps où André Michelin, dans les années 1900, avait décidé d’embellir les routes françaises avec des plaques élégantes. Bien que le métal noirci par les intempéries ait succédé à ce design soigné, la passion pour ces panneaux reste vive, comme en témoigne un article partagé dans La Montagne.
L'héritage Michelin : bornes et plaques
Plus d'un siècle après leur apparition, ces panneaux perdurent le long des anciennes routes, alimentés par une communauté d’amateurs qui ont cartographié leur emplacement. Un road trip s’amorce. Avec Nicolas Mauguin au volant de sa mythique DS 21, nous partons explorer ces vestiges. Au fil des routes, nous visitons Labastide-Villefranche, où un panneau Michelin indique la direction de Bayonne, essentiel pour les passions de la route.

Le parcours continue vers Carresse-Cassaber, où les témoignages des résidents montrent une fierté douce-amère pour ces plaques, qui deviennent de plus en plus rares.
À mesure que nous avançons, nous cherchons des panneaux cachés sous les ronces, le temps agissant inéluctablement sur ces signaux du passé. Des passionnés continuent à leur rendre hommage, prouvant que ces relics du passé sont encore vivants dans notre société moderne.
Récits de quêtes et de découvertes
Alors que nous gagnons le pont de Sorde-l’Abbaye, des agents des routes évoquent la nécessité de préserver ces plaques, bien plus que des simples indicateurs de direction, mais des morceaux de notre histoire collective. "Cela appartient à tous les Français", insiste Christophe Tollis, soulignant leur valeur historique.

Bien que les temps changent et que de nombreuses plaques laissent place à des signalisations modernes, l’esprit de cette quête persiste. Ainsi, suivre ces panneaux devient un voyage dans le temps où chaque plaque raconte une histoire. Alors que nous achevons notre itinéraire, un sentiment de nostalgie et d'émerveillement persiste. Car malgré leur raréfaction, ces plaques Michelin, ornées et chéries, remplissent leurs fonctions d’hier dans nos mémoires et nos cœurs.







