Le décret annonçant la suppression des APL pour les étudiants non européens et non boursiers a été publié le 28 juin au Journal officiel, avec une mise en application prévue pour le 1er juillet. Cette décision, issue de la loi de finances pour 2026, a suscité de vives réactions, notamment de la part des organisations étudiantes et des partis de gauche, indignés par cette mesure jugée discriminatoire.
En vertu de ce décret, seuls les étudiants extra-communautaires remplissant les critères pour bénéficier d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux pourront prétendre à une aide personnalisée au logement. Le ministère du Logement a précisé que ceux qui exercent une activité professionnelle en parallèle de leurs études pourront, quant à eux, continuer à bénéficier de ces aides.
Des associations et des représentants étudiants dénoncent cette réforme comme une forme de "préférence nationale", soulignant que cette politique risque d'exclure un nombre croissant d'étudiants qui participent activement à la vie académique en France. Par exemple, la Confédération des Étudiants de France (CEF) a regretté cette décision, affirmant qu’elle pénalise la diversité et la solidarité au sein des campus.
La mesure a aussi été critiquée par plusieurs élus comme le député François Ruffin, qui a évoqué le risque d'une "fracture sociale" au sein des établissements d'enseignement supérieur. Selon lui, cette restriction accroît les inégalités déjà présentes et nuit à l'image de la France comme destination privilégiée pour les étudiants étrangers.
En somme, cette nouvelle réglementation semble poser un défi majeur pour les étudiants non européens en matière de logement, et elle soulève des questions importantes sur l'avenir de l'enseignement supérieur en France.







