Ce samedi matin, la CFDT a organisé une manifestation devant le magasin Decathlon d'Agen, exigeant une hausse des salaires. Ce mouvement, qui s'inscrit dans une mobilisation nationale, vise à faire entendre les voix de tous les employés du groupe.
Aurore Fonvieille, déléguée syndicale de la zone Sud Aquitaine, a souligné les inégalités entre la rémunération des salariés et les dividendes versés aux actionnaires, notamment à la famille Mulliez. Alors que Decathlon affiche une rentabilité record, il suffirait d'un budget de 5 millions d'euros pour revaloriser nos salaires, tandis que des centaines de millions sont destinés aux dividendes en 2025
, a-t-elle dénoncé.
Le syndicat a noté qu'une première grève avait eu lieu le 6 juin lorsque la direction a rejeté une proposition d'augmentation des salaires. Lors de la manifestation, les syndicalistes ont distribué des tracts, mettant en avant non seulement la question des salaires, mais aussi celle des conditions de travail qui s'aggravent. Un élu du CSE a précisé que tous les Decathlon de France sont en grève
, signalant un turnover important dans certains magasins, comme à Marmande, favorisant un manque d'effectifs.
Bernard Greziller, secrétaire adjoint du Lot-et-Garonne, a fait état des résultats d'une enquête menée auprès de 22 000 salariés de Decathlon. D'après les données, 68 % d'entre eux rapportent une augmentation de leur charge de travail au cours de l'année passée, tandis que 57 % évoquent une charge mentale aggravée
. Ces chiffres illustrent le malaise croissant au sein de l'enseigne.
Alors que les revendications sont précises, le dialogue entre la direction et les employés semble encore incertain, renforçant la détermination de la CFDT à poursuivre la lutte pour une rémunération juste et des conditions de travail dignes.







