Le président Emmanuel Macron a annoncé le 1er juin l'intervention de l'armée française en Atlantique pour arraisonner le pétrolier russe Tagor, en raison de sanctions internationales.
Sur son compte X, Emmanuel Macron a publié une vidéo montrant que la Marine nationale a "arraisonné" dimanche matin un pétrolier russes sous sanctions dans les eaux atlantiques. L'opération a été menée "en haute mer" avec le soutien de pays partenaires, y compris le Royaume-Uni, conformément au droit maritime.
Selon un communiqué rapporté par BFMTV, le pétrolier avait quitté Mourmansk, une ville portuaire russe. La Marine nationale a pris le contrôle du navire à environ 740 km à l'ouest de la Bretagne.
Une fois à bord, l’équipage a confirmé que le pétrolier portait un faux pavillon camerounais, visant le port de Limbé. Le procureur de Brest a immédiatement ouvert une enquête pour "non-justification de nationalité d'un navire" et "refus d'obtempérer".
"À la limite de la piraterie internationale"
Le parquet a formulé des charges, et le pétrolier, supervisé par la Marine, a été dérouté vers un lieu de mouillage pour d'éventuelles vérifications supplémentaires.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a qualifié cette opération d'"illégale", affirmant qu'elle frôle la piraterie internationale, tout en précisant que la Russie veille à la sécurité de ses cargaisons.
Des navires qui "financent la guerre" en Ukraine
Il s'agit de la quatrième intervention de la France contre des navires associés à la flotte russe. Récemment, un autre pétrolier russe, Le Deyna, avait été intercepté en Méditerranée alors qu'il se présentait sous un pavillon mozambicain. Emmanuel Macron a déclaré le 1er juin que l'usage de ces navires pour contourner des sanctions internationales est inacceptable et pose également des risques environnementaux.
"Ces actions sont non seulement des violations des règles maritimes, mais elles contribuent également au financement de la campagne militaire russe en Ukraine", a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue face à ces pratiques.







