Depuis peu, des petits ralentisseurs installés sur la piste cyclable de l’avenue de Grande-Bretagne à Toulouse créent des remous au sein de la communauté cycliste. L’association 2 Pieds 2 Roues a relayé la polémique sur Facebook, posant des questions sur l’aménagement et la sécurité des cyclistes face aux véhicules et piétons.
Les cyclistes se montrent critiques envers ces installations, les qualifiant de "haut" et "caillouteux", affirmant qu'ils rendent la circulation "stressante et dangereuse", particulièrement pour les vélos de ville, les vélos cargos et les trottinettes. "Ces ralentisseurs semblent conçus sans tenir compte de la réalité du cyclisme urbain", critique un utilisateur.
Les débats s’intensifient sur les réseaux sociaux, où des opinions divergentes émergent. Tandis qu’un internaute évoque une absence de priorité pour les cyclistes, un autre rappelle que ces derniers sont souvent prioritaires aux sorties de garage. Dans le quartier, certaines voix se prennent à défendre les ralentisseurs, en raison de la présence d’un passage piéton fréquenté par des enfants se rendant à l’école.
La mairie, par la voix de Maxime Boyer, adjoint au maire en charge des mobilités, a indiqué qu’il s’agit d’une expérimentation, mise en place après des alertes d’habitants souhaitant améliorer leur visibilité à la sortie de garage. "Le dispositif a pour but de protéger les cyclistes et d’éviter des accidents potentiels", confirme-t-il. Cet avis est corroboré par plusieurs résidents qui soulignent la vitesse à laquelle certains cyclistes circulent sur cette portion de la piste.
Inspirés par des aménagements de villes cyclables comme Copenhague, les responsables locaux sont en quête d’un modèle adapté à Toulouse. Cependant, ils insistent sur le fait que cette initiative ne sera pas généralisée sur l'ensemble du réseau. Un retour d’expérience est prévu pour l’automne, lors duquel les effets de ces ralentisseurs seront évalués.
En somme, la discussion autour de ces installations met en lumière les enjeux cruciaux de partage de l'espace public et la nécessité de trouver un équilibre entre sécurité routière et facilitation du cyclisme urbain. La mairie semble ouverte à l’idée de revoir ces aménagements selon les retours des usagers, un point essentiel pour l’avenir du développement cyclable dans la ville.







