Importé du nord par un ancien officier de marine, le concept séduit les habitants et les touristes. Le « capitaine » envisage même d’étendre sa flotte rapidement.
« Nous souhaitions surprendre nos amis en visite chez nous pour le week-end prolongé ! », confie Carole, Brestoise depuis deux ans, entourée de ses amis de Poitiers. Enveloppée dans un peignoir douillet, elle respire l'air marin sur le ponton du Vag Tan ar Mor, le premier bateau sauna de France qui promet une soirée mémorable.
Ce magnifique navire de 10 mètres par 4, construit en bois en Suède, est équipé d’un moteur hors bord de 30 chevaux. Il dispose d’une double cabine pour se changer et se doucher, ainsi qu'un sauna authentique pour s’évader et se relaxer.
Un concept qui cartonne dans les pays nordiques
Après une séance de sauna sur pierres chaudes, la petite bande s’aventure vers la baignade en eau de mer sur le pont inférieur. Guidés par Frédéric Vautier, un Finistérien de 47 ans à l’initiative du projet, ils se prêtent à une expérience qui manque encore dans le paysage nautique français. « On ne va pas se mentir, l’expérience est surprenante », affirme Thibault, un des invités, en souriant. Initialement, ils prévoyaient un bain de mer à la pointe bretonne, mais la température de l’eau s’élevant à 14 degrés était jugée trop froide. Grâce au sauna flottant, ils peuvent profiter d'une véritable baignade dans une piscine d’eau de mer intégrée.
Deux ans de travail et de négociations avec les ports
Le succès de cette innovation se reflète dans l’augmentation des réservations, avec des tarifs attractifs : 25 euros par personne en groupe, 180 euros pour la privatisation et 360 euros pour une croisière en groupe. Le bateau sauna est amarré entre Le Relecq-Kerhuon et Brest, près de la plage du Moulin-Blanc.
« Ancien officier de la Marine Nationale, j’ai eu la chance d'occuper des postes de commandement. Suite à 20 ans de voyages autour du monde, j'ai découvert ce concept qui m'a particulièrement inspiré. En fin de carrière, je me suis tourné vers cette reconversion », narre Frédéric Vautier.
Après deux ans de d'efforts, de négociations complexes avec les ports, et de vérifications techniques avec la direction des affaires Maritimes, sa société, Olderfjord, a vu le jour.
Le projet a nécessité un investissement total de 190 000 euros, dont 130 000 euros pour l’embarcation. Un employé a été recruté. Frédéric Vautier envisage maintenant d'élargir son offre. « Pourquoi ne pas étendre ce concept à d’autres régions ? Peut-être même en eau douce, sur des rivières ou des lacs ? », lance-t-il, optimiste quant à l’avenir.







