Des habitants de Saint-Jacques-de-la-Lande, en Ille-et-Vilaine, se sont rassemblés le dimanche 14 juin pour défendre Tamta, une mère géorgienne vivant en France depuis sept ans, et demander la suspension de son Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Sur l'une des pancartes, un message fort : "L'avenir de Tamta se construit ici". Cette mobilisation a pour but de sensibiliser le public à la situation difficile de Tamta, qui vit dans la commune bretonne depuis trois ans avec ses trois enfants. En effet, elle a reçu sa décision d'expulsion début juin.
Jean-Yves, un habitant engagé, déclare : "Nous avons été très surpris par cette décision. Tamta fait preuve d'une capacité incroyable à s'investir, mais sans papiers, il lui est impossible de travailler." Jean-Yves a pris l'initiative de créer un comité de soutien pour Tamta, qui a déjà récolté plus de 800 signatures pour une pétition visant à annuler l'OQTF.
"Quand je vois tout ce monde réuni, je me sens forte", exprime Tamta, émue par cet élan de solidarité. Elle a souligné que ses enfants sont scolarisés ici et qu'elle souhaite construire un avenir pour eux en France.
Les avis des habitants convergent : "Tamta est très impliquée dans la communauté, on la voit souvent lors d'événements locaux", affirme Annette. "Elle donne des cours de couture et suscite l'enthousiasme des participants grâce à sa patience et sa joie de vivre", ajoute Agnès.
Depuis qu’elle a reçu l’OQTF début juin, Tamta dispose d'un mois pour tenter de régulariser sa situation. Elle travaille en étroite collaboration avec une avocate pour obtenir une carte de séjour.
Cet événement illustre la solidarité des habitants de Saint-Jacques-de-la-Lande face aux défis que rencontrent de nombreuses familles de migrants en France. Alors que la question de l'immigration reste un sujet délicat, des actions locales comme celle-ci pourraient influencer les décisions politiques et humanitaires à l'avenir.







