Dans une vidéo publiée par l’association Futur, la députée écologiste Sandrine Rousseau exige une transparence accrue sur l’étiquetage des produits d’origine animale. En questionnant l’usage des termes, elle touche un sujet délicat : « Steak » ou « cadavre de vache » ?
Dans cette initiative, l’association, qui défend une vision plus éthique de l’écologie, révèle ses ambitions : « Changer notre regard sur les animaux et l’écologie pour une humanité plus humble ». Rousseau a évoqué dans sa vidéo que des formulations atténuantes masquent souvent la réalité de la production animale. Elle déclare ainsi : « J’aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c’est-à-dire des cadavres d’animaux ».
Sa proposition audacieuse de reformuler les menus de restaurant pour remplacer des termes comme « entrecôte » par « cadavre de vache », a suscité des rires tout en mettant en lumière la polarisation des opinions sur l’alimentation.
Rousseau aborde également la controverse entourant les produits végétaux. « Ils veulent qu’on appelle ça maintenant des croquettes, des galettes végétariennes, pour ne pas utiliser le terme steak », précise-t-elle, soulignant les débats en cours.
Ce sujet figure dans un contexte européen plus large. En mars dernier, un accord entre eurodéputés et États membres a prévu d'interdire l’usage de certains termes comme « steak » ou « bacon » pour des produits ne contenant pas de viande. Bien que les appellations comme « saucisses végétales » demeurent pour l’instant acceptables, ce texte est encore à l’ordre du jour du Parlement européen et devra passer au crible des Vingt-Sept.
Rousseau rappelle ainsi que son plaidoyer pour des mots justes ne vise pas uniquement l’alimentation, mais interpelle également notre rapport à la nature et à l’éthique de consommation. Ses propos sont soutenus par divers experts en écologie, qui voient dans cette transparence un moyen d’éveiller les consciences.







