Un verdict sévère a été prononcé contre un ancien gendarme de 53 ans, devenu inspecteur à l’enfance, récemment condamné à quatre ans de prison ferme par le tribunal judiciaire de Lorient. Ce jugement fait suite à des agressions sexuelles sur de jeunes femmes, dont certaines étaient mineures, intervenues entre 2014 et 2018.
En plus de sa peine d'emprisonnement, l'individu se voit interdire tout contact avec la plaignante principale pendant une durée de trois ans. De plus, il est banni d'exercer toute activité, rémunérée ou bénévole, en lien avec des mineurs pour une période de dix ans.
Témoignages accablants
L'ex-inspecteur avait l'habitude de recevoir des bénéficiaires de l'aide sociale dans son bureau, où il se permettait des réflexions sur leur apparence ou leurs relations, leur offrant des cadeaux ou proposant des sorties, laissant entrevoir une manipulation inacceptable au sein de sa fonction. Ces témoignages ont été soutenus par six parties civiles, ainsi que deux éducatrices et une ancienne compagne qui a témoigné de violences.
Durant le procès, l'accusé a nié les allégations, se contentant de regretter d'avoir causé de l'angoisse. Toutefois, la procureure, Laëtitia Mirande, a dénoncé un comportement « sexiste, mensonger et manipulateur », mettant en lumière la gravité de ses actes.
Conséquences financières et nouvelles plaintes
Il a également été condamné à verser des compensations financières, dont 10 000 euros à la principale victime. En outre, selon Ouest-France, l'individu fait face à une autre plainte pour agression sexuelle, déposée en février 2025 par le père d'une mineure de 17 ans, alors qu'il était déjà sous contrôle judiciaire. Cette affaire suscite de vives inquiétudes quant à la nécessité de renforcer les mesures de protection des jeunes en situation vulnérable.







